Le Blog de Norman Palma

Publications : Économie | Philosophie

dimanche 13 avril 2014

De la contraction de l'économie grcque.

Les chiffres sont clairs: l'économie grecque s'est contractait, entre 2008 et 2013, de  24%. La dette extérieure est la plus élevé de la zone euro: 170% du PIB. Le chômage est de 28%. Il continu à progresser chez le moins de 25 ans, car il est à 60%. Donc, la politique d'austérité continue à faire ses ravages: augmentation des prélèvements et du chômage, ainsi que diminution des dépenses publiques, des salaires et des pensions. Ce qui mène à la récession déflationniste que nous constatons.

La politique de dévaluation interne, ne peut pas donner d'autres résultats. De là, la nécessité de sortir du système de la monnaie unique. Pour pouvoir réaliser des dévaluations, en cas de besoin. C'est précisément ce qui font actuellement les États-Unis et le Japon, ainsi que les pays émergents.

 

mercredi 9 avril 2014

A propos du processus déflationniste dans l'espace de l'euro.

Nous avons déjà indiqué ici que le système de l'euro, se caractérise  par le fait qu'il produit d'un côté, de la rareté de monnaie et de la rareté de crédit dans les pays déficitaires, selon la balance extérieure, et de l'autre côté, de l'abondance monétaire, avec des facilités de crédit, dans les pays excédentaires. Or, actuellement nous constatons que la déflation tende à se développer dans les pays déficitaires. Comme la Grèce, le Portugal et l'Espagne.
Ce phénomène devrait s'aggraver, car ce système monétaire ne dispose pas des instruments lui permettant de surmonter la rareté monétaire. Ce système ne peut pas non plus provoquer la dévaluation de sa propre monnaie.

vendredi 4 avril 2014

Mario Draghi et la politique de la BCE.

Lors de sa dernière intervention, Mario Draghi, a parlé de la possibilité d'une politique d’expansion quantitative (QE), pour faire face à la tendance déflationniste dans la zone euro. Ce qui fait penser que la BCE pourrait faire marcher la planche à billets, pour acheter des obligations des pays de la zone euro. Comme le fait la FED avec le QE4.

Comme nous l'avons déjà indiqué ici, cette politique d'émission monétaire est contraire aux Status de la BCE. Pour cette raison, il est question d'achats de ces obligations sur le marché secondaire. Comme ce fut le cas en 2010 et 2011.

En d'autres termes, pour ces achats, la BCE aura recours à ses propres fonds. Par conséquent, il n'y aura pas d'émission monétaire.

vendredi 21 mars 2014

Encore sur la nouvelle politique monétaire de la Fed.

Comme nous venons de l'indiquer, la nouvelle politique de la Fed, va dans le sens d'une réduction du rythme de l'émission monétaire. Pour être plus précis, il convient de signaler que la diminution du QE3 - de la production monétaire, pour acheter des actifs liés aux subprime , ne peut que réduire l'inflation dans ce pays. Par contre, la diminution du QE4, devrait avoir comme incidence l'appréciation du billet vert et la réduction de la valeur réelle du 30 ans.

Par conséquent, la diminution de la valeur réelle du 30 ans (US30Y), ne peut que provoquer la monté du prix de l'or.

jeudi 20 mars 2014

A propos de la nouvelle politique de la Fed.

Janet Yellen, la nouvelle patronne de la Fed, nous a indiqué hier qu'elle va suivre la politique de son prédécesseur. Donc,  qu'elle va continuer à diminuer le rythme d'émission monétaire, qui fut de 85 milliards par mois en 1013. Pour ce mois ci, ce rythme va passer à 55 milliards. Donc, normalement, cette politique - dite de QE - devrait arriver à terme, avant la fin de l'année.

C'est alors que la Fed devrait remonter son taux directeur. Les bourses sont en train de réagir négativement. Et le dollar se consolide. Ce qui veut dire qu'on s’attend à une diminution des dollars en circulation sur le marché international.

lundi 10 mars 2014

A propos de l'économie internationale, début 1914.

Pour comprendre l'évolution du monde, depuis 1914, il convient de rappeler  qu'au début de cette année, la Grande Bretagne, la France et l'Allemagne contribuaient pour plus de 60% des exportations mondiales. Pour ce qui est le marché des capitaux, le Royaume-Uni, apportait pour 45% des investissements à l'étranger, la France 25%, l'Allemagne 13% et les États-Unis 5%.
En d'autre termes, la Grande Bretagne possédait quelque chose comme 4 milliards des livres investis à l'étranger, contre un total de 5,5 milliards de livres pour la France, l'Allemagne , les États-Unis, la Hollande et la Belgique. Nous savons aussi que début 1914, les États-Unis avaient une dette de 6 milliards le livres à l'Europe, tandis que l'Europe va devoir 16 milliards en 1918.  

dimanche 2 mars 2014

A propos du yuan.

Le yuan - la monnaie chinoise - s'est apprécié entre 2005 et 2012 de 35 %, par rapport au billet vert. En 2013, elle s'est appréciée encore de 3%; toujours par rapport au US dollar.  Depuis le 14 janvier 2014, le yuan s'est déprécié de de 1,7%.

Ce qui fait que la monnaie chinoise, est en train de rentrer dans le mouvement de dépréciation des monnaies des pays émergents. Il convient, toute fois, de rappeler  que ce mouvement de dépréciation, touche aussi le yen et l'USD. Ce qui pose des problèmes de concurrentialité aux pays du sud de l'Europe et de la zone F-CFA. A cause de la surévaluation de l'euro.

mardi 18 février 2014

A propos de la théorie monétaire.

Nous essayons d'expliquer ici, que la théorie monétaire est le cœur même de la théorie économique. Aristote nous rappel que la monnaie en grecque s'appelle la "nomisma", de "nomos" droit. De sorte que la monnaie est la colonne vertébral de l'ordre social. Pour cette raison Marcel Mauss nous dit que la monnaie est un fait social total.

Notre monde est en train de s’effondrer à cause de incompréhension du phénomène monétaire. Donc, il est temps de se réveiller.

dimanche 16 février 2014

A propos de la déflation compétitive.

Traditionnellement, lorsqu'un pays devient peu concurrentiel, par rapport aux autres, ce pays doit procéder à une dévaluation de sa propre monnaie. Le déficit commercial est la manifestation de cette perte de compétitivité.

Nous constatons actuellement cette dépréciation du côté du Japon et dans le cas de la plupart des pays émergents. Dans les pays à monnaie unique - l'euro et le F-CFA -, il n'y a pas de souveraineté monétaire. C'est pour cette raison qu'ils ne peuvent pas dévaluer. Ils doivent donc, selon la doctrine officielle, suivre le chemin de la déflation compétitive. Ce processus implique la réduction de dépenses publiques, des salaires et des pensions, ainsi que la hausse des prélèvements publiques. C'est ce que nous constatons actuellement en Grèce, au Portugal et en Espagne. Et que nous commençons à connaitre en France.

Le but pratique de ce processus, est la hinterlandisation des économies de l'Europe du Sud. Donc, l'entré en concurrence de ces nations, avec les pays de l'Europe de l'Est. En tout cas, cette politique a conduit à la surconcurrancialité de l'économie allemande. Notons, qu'en 2013 cette économie se trouve, encore, avec l'excédent commercial le plus important du monde. De 271 milliards de dollars, contre 260 milliards de dollars pour la Chine. Et ce indépendamment du fait que la Chine a exporté, cette année, pour 2.220 milliards de dollars, tandis que l'Allemagne a exporté, pour cette même année, pour 1.488 milliards de dollars.

samedi 15 février 2014

Peut-on déprécier l'euro.

On se pose actuellement la question de savoir si l'euro peut être déprécié. La repose est que non, car la BCE n'a pas le droit d'émettre de la monnaie. De sorte que, pour le moment, on doit s'attendre à une sur-appréciation de l'euro et du F-CFA. Ce qui n'est pas bon pour les pays déficitaires de ces deux zones monétaires.De plus, il ne faut pas oublier que beaucoup de pays émergents sont en train de déprécier leur monnaie. Ce qui aggrave la sur-appréciation de l'euro.

En plus, il ne faut pas oublier que l'US dollar tend à se déprécier, à cause du QE4. Donc, de cette monnaie qui est émisse par la Fed, en vue de soutenir les bons du Trésor: les TB de 30 et de 10 ans. Notons, toute fois, que la diminution du QE4 est en train de provoquer une perte de la valeur réelle du 30 ans, qui est en ce moment à 98,50$.

vendredi 14 février 2014

A propos de la politique de la Fed.

La Réserve Fédérale des États-Unis dispose, en vue de sa politique monétaire, de trois possibilités: 1) Elle peut émettre de la monnaie. 2) Elle peut acheter des obligations du Trésor, et 3) Elle peut vendre ces actifs, pour retirer de la monnaie en circulation.

Rappelons que la BCE ne dispose de ces trois possibilités. Elle possède le droit d'accorder le droit - aux banques centrales nationales - d'émettre de la monnaie, en échange de devises. Principalement de US dollars. Pour cette raison, les pays excédentaires de la zone euro - cas de l'Allemagne, particulièrement - ont une basse monétaire suffisante, avec des facilités de crédit. Tandis que les pays déficitaires, selon les comptes extérieures, s'enfoncent dans la pénurie de monnaie et de crédit.

jeudi 13 février 2014

Encore à propos de la loi des contraires.

Pour Aristote, la loi des contraires se manifeste d'une manière différente dans la nature que dans la culture. Dans la nature, le négatif est l'autre du positif. Et cette dualité se manifeste soit dans l'identité, soit dans la différence. Par contre, dans la culture, dans sa dimension éthique, l'injuste est ce qui s’oppose au juste, soit par excès, soit par défaut.

Pour la philosophie chinoise, la nature humaine est représentée par la figure du taiji, où le yin est noir et où le yang est blanc. Mais, où chaque moment de la dualité contienne sa différence. Nous trouvons aussi cette idée dans la philosophie aztèque.

mercredi 12 février 2014

Encore a propos de la théorie du genre.

Comme nous venons de le signaler, la théorie du genre, considère que le masculin et le féminin ne font pas partie de la même universalité, de la même dimension générique. Que cette différence est plutôt produit de la culture.

En somme la théorie du genre, dans sa version moderne, considère que l'inné n'existe pas, et que seul l'acquis est une réalité. Ce qui nous ramène à un retour du lyssenkisme. Donc, à la théorie du biologiste soviétique Trofim Lyssenko.

mardi 4 février 2014

Encore à propos du genre.

La philosophie classique grecque nous montre que le genre est l'essence, l'universalité intérieure qui relie d'une manière naturelle la multitude d'individus. En d'autres termes, l'essence du soi es l'universel; elle est le fondement de l'autonomie, de la raison et de la conscience.

Ceci veut dire, par conséquent, que la dimension générique est l'universel, qu'au niveau de l'humain est masculin et féminin. Mais, bien évidement comme nous le montre la philosophie chinoise - comme la philosophie des aztèques -, le masculin contient du féminin, tout comme le féminin contient du masculin. 

lundi 3 février 2014

A propos de la théorie du genre.

Lorsque nous parlons du genre humain, nous faisons référence à la dimension universelle de cet animal rationnel , comme les disaient les grecs. Se pose, alors, la question de savoir qu'est ce que cet universel. Aristote nous dit: que l'universel est ce qui se manifeste en première instance dans tout singularité. (Métaphysique, B,4). En l’occurrence, dans toute personne. Ce qui veut dire concrètement que tout être humain - masculin ou féminin, blanc ou noire, etc., etc. -, est en première instance une manifestation du genre humain. Par conséquent, la loi des contraires, se manifeste aussi au niveau de l'universel.

Depuis la fin du XXème siècle, nous arrive des États-Unis la théorie du genre, sous une autre forme. En effet, cette école pense  qu'il y a en fait deux genres: le masculin et le féminin. Ce qu'implique, le dépassent de la loi des contraires. Et, par conséquent, la négation de l'ontologie propre à toutes les grandes cultures. Pour lesquelles la loi des contraires est le fondement de l’Être.

samedi 1 février 2014

Les civilisations et l'économie.

Il est clair, si nous regardons l'histoire, nous nous rendons compte que les civilisations sont mortelles. Les guerres peuvent être la cause de leur disparition. Mais, il peut y avoir d'autres causses, comme ce fut le cas de l'anéantissement des grandes civilisations pré-américaines: les Aztèques, les Mayas et les Incas. Ici, ce fut la donation papale - la Bulle Inter Cætera, du Pape Borgia, Alexandre VI, du 5 mai 1493 -, plus les chocs bactériologiques qui ont provoqué cette hécatombe.

Actuellement, nous sommes en train de le constater: une civilisation peut se dissoudre faut des moyens de subsistance. A cause de la rareté de monnaie et de la rareté de crédit, ou de la dépréciation totale des monnaies. De là, la nécessité de rétablir, au niveau international, la logique rationnelle de l'ordre monétaire: l'étalon-or international, pour les échanges entre les nations. Puis, au sein de cet ordre, chaque nation doit pouvoir produire et gérer sa propre monnaie.

Le privilège monétaire des États-Unis, ainsi que l’absence de souveraineté monétaire - du côte de la zone euro et du F-CFA -, ne peut que conduire à effondrement économique d'une partie importante des nations que nous connaissons actuellement.      

vendredi 31 janvier 2014

La Fed et la pésidence de Bernanke.

Ben Bernanke vient de laisser son poste, en tant que patron de la Réserve Fédérale. Il a assumé ce poste en janvier 2006. Puis, il a été confronté à la grande crise que nous connaissons depuis le 9 août 2007.

 Cette crise du crédit, n'a pas encore était surmonté. Mais, le moins qu'on puise dire est que Bernanke a fait face avec beaucoup de détermination. Le but son action, comme on peut le comprendre, a été la sauvegarde du privilège monétaire du billet vert. Pour cela, il a lance trois programmes d'émission monétaire (QE1, QE2 et QE4), plus la célèbre opération Twist, de septembre 2011 à décembre 2012.

Le fait est que la valeur réelle du bon de 30 ans (le US30Y), est en ce moment au-dessus de sa valeur nominale: 102,61$. Pour cette raison, la Fed est en train de réduire son rythme d'émission monétaire.

lundi 27 janvier 2014

Intégration régionale et monnaie unique.

Certains spécialistes pensent que nous assistons à un processus d'intégration régional. Ils pensent que le dépassement du cadre national est une nécessité. De plus, ils considèrent que les nations sont cause de guerre. Car, ils pensent que c'est ce phénomène qui va provoquer la Première Guerre Mondiale.

Kant a eu l'idée fondamentale, selon laquelle la communauté des nations doit créer les conditions de la paix perpétuelle. Ce projet, comme on le sait, ne va pas se concrétiser qu'avec l'ONU en 1945. Rappelons que la Société des Nations (1919) ne fut pas efficace, car la première puissance économique du monde (les États-Unis d'Amérique) n'a pas voulu participer.

Le fait est que le crise de la zone euro - ainsi celle de la zone F-CFA -, montre clairement que la monnaie unique créé des problèmes considérables. Car, ce système favorise les pays excédentaires, selon la balance extérieur, et pénalise terriblement les pays déficitaires. En tout cas, l'union monétaire ne mène pas à l'union politique. De plus, il faut comprendre que la souveraineté monétaire est un complément de la souveraineté politique.

Par conséquent, la régionalisation ne peut se manifester, monétairement parlant, que sous la forma de la monnaie commune. Comme ce fut le cas de l'ecu, avant l'apparition de l'euro.

Entre les nations, les liens monétaires ne peuvent se manifester, dans leur plus haute rationalité, que par le biais de la monnaie universelle: l'étalon-or international.   

vendredi 24 janvier 2014

Droit et monnaie.

Aristote nous explique que la monnaie - nomisma, en grec -, est une manifestation du nomos: droit. De leur côté, les latins disaient que là où il y a du droit, il y a des sociétés: Ubi jus, ubi societas. Mais, le droit est un produit de l’État. Donc, selon l'ontologie de l'être social, l’État produit du droit et de la monnaie.

La monnaie, est ainsi le produit de la convention. Par conséquent, théoriquement parlant, chaque État se donne, par convention, sa propre mesure et se lie à la mesure international. Dans la tradition, l’État frappé l'argent métal et par ce biais se relié automatiquement à l'or qui était, historiquement et par lui même, la mesure universelle. La fonction historique de l'or, était de garantir et assurer les échanges au niveau international.- Rappelons que depuis 1933, le US$ a pris la place de l'or.

Donc, selon la logique de l'être social, chaque pays doit avoir sa propre monnaie - actuellement le papier monnaie - et doit se lier en rapport de parité stable et ajustable à la monnaie internationale: c'est-à-dire à l'or.

dimanche 19 janvier 2014

A propos du retour aux monnaie nationales.

Pour les pays qui font partie d'un système de monnaie unique - le F-CFA et l'euro -, le retour aux monnaies nationales est une nécessité. Car, la souveraineté monétaire est un complément de la souveraineté politique. Bien évidement, cette exigence ne concerne pas les nations qui veulent sortir de l'histoire.

Donc, chaque État doit pouvoir disposer d'une politique monétaire et d'une politique de change. Le système de monnaie unique désavantage les pays déficitaires, selon les comptes extérieures. Ceux-ci ne peuvent que s'enfoncer dans la rareté monétaire et de crédit. Donc, dans la paupérisation et la dislocation sociale. Ce que nous constatons actuellement dans l’Europe latine et grecque.

Au niveau internationale, la seul monnaie qui peut permettre l'égalité des chances et la régulation englobante est l'étalon-or. Le règne global d'une monnaie nationale - cas du billet vert depuis 1933 -, ne peut que consolider le pouvoir de cette nation sur l'ensemble de la communauté international.

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