Le Blog de Norman Palma

Publications : Économie | Philosophie

samedi 26 juillet 2014

L'Argentine, peut-elle faire défaut?

L'Argentine est en train de payer sa dette restructuré. Mais, le juge de New York, Thomas Griesa, a ordonné la saisi de ce paiement, en attendant le remboursement de la dette à l'égard des fonds spéculatifs. Cette dette est de 1,3 milliards de dollars, plus le intérêts. Donc, de quelques 1,5 milliards de dollars.

Le fait est que ces fonds ont été achetés pour 48 millions de dollars, au moment où les obligations argentines valaient presque rien, sur le marché secondaire. Le bénéfice serait donc de 1.600 %...

Normalement, l'Argentine devrait payer ces fonds vautours, avant le 30 de ce mois-ci. Sinon, elle se trouvera en défaut de paiement De sorte que si l'Argentine ne paye pas ce qu'elle doit aux fonds spéculatifs, elle devrait tomber en soft défaut. Ce qui n'est pas un défaut précisément. Cela ne change rien à la situation actuelle, en ce qui concerne les marché des capitaux; qui sont toujours fermés pour l'Argentine.

Il est, donc, très important que l'Argentine ne paye pas les fonds vautours . Car si tel est le cas, cela rendra impossible toute restructuration de la dette des pays surendettés.

jeudi 24 juillet 2014

A propos du 70éme anniversaire des Accords de Bretton Woods.

Les Accords de Bretton Woods - du 22 juillet 1944 -, vont introduire un changement dans le système dollar, en instituant le système du change or. Ces Accords ne donnent pas naissance - comme ont tend à le croire d'une manière universelle -, au système de l'étalon-dollar.

Celui-ci est né avec la Confiscation Act, du 5 avril 1933. En effet, avec la Confiscation Act, on passe du système de l'étalon-or, au système de l'étalon-dollar. Ce qui veut dire que l'ordre de Bretton Woods - du billet vert garantie par les réserves d'or des États-Unis -, fut une parenthèse dans le système de l'étalon dollar. Lequel système va se reconstituer le 15 août 1971. Et c'est l'ordre que nous connaissons depuis lors.

mercredi 23 juillet 2014

A propos de la politique monétaire.

La politique monétaire existe en vue de piloter l'économie d'une nation. Sans politique monétaire, une économie nationale est exposé aux tempêtes qui imposent les circonstances, et est donc voué à la perte.  

La politique monétaire est composée de trois moments très importants:1) La politique des taux: taux directeur et hiérarchie des taux. 2) La politique de l'émission monétaire, et 3, la politique des changes; donc, du rapport d'une monnaie avec les autres.

Sous le règne de la monnaie unique il n'y a pas de politique monétaire. En principe, cette politique est imposé par la BCE. Et cette institution ne possède pas l'ensemble de ces possibilités. Par exemple, elle ne peut pas émettre de la monnaie et elle n'a pas de politique de change.

jeudi 17 juillet 2014

A propos du privilège exorbitant du billet vert.

Nous l'avons déjà expliqué ici: le privilège exorbitant du dollar, commence avec la Confiscation Act, de Roosevelt, du 5 avril 1933. En 2010, Barry Eichengreen, de l'Université de Berkeley, nous dit que les États-Unis obtiennent avec ce privilège un profit annuel de 1.000 milliards de dollars.

Depuis le 11 septembre 2011, Washington imposa l'application extraterritoriale de sa loi sur les embargos. Ce que leur permet de gagner plus d'argent. La BNP vient d'être condamné à payer presque 9 milliards de dollars.

dimanche 13 juillet 2014

A propos de l'émission monétaire aux Etats-Unis.

Tout indique que le stock monétaire américain est passé de 4,5 milliards de dollars  en 1930, à 7,8 milliards en 1940. Puis, de 32 milliards en 1960, à 850 en 2008.

A partir de 2009, nous avons assisté aux célèbres programmes d'émission monétaire (QE). Ces programmes, ont augmenté considérablement le stock monétaire des États-Unis, de quelques 2.400 milliards de dollars. Ce qui veut dire que le stock monétaire des États-Unis est actuellement de quelques 3.250 milliards de dollars.

Rappelons que le stock monétaire de l'euro est passé de 612 milliards à 956 milliards d'euros, fin 2013.

samedi 12 juillet 2014

Encore sur la crise de la dette de l'Argentine.

Comme nous venons de l'indiquer, la décision du juge Thomas Griesa, de faire payer les fonds spéculatifs, par l'Argentine, risque de faire jurisprudence et de rendre difficile la restructuration de la dette, par les pays surendettés. Le Fonds Monétaire international vient de confirmer cette crainte.

Il faut, en plus, comprendre que les pays de l'Europe du Sud, peuvent demain se trouver dans la nécessité de restructurer leur dette. Le Portugal, avec la chute - que nous sommes en train de connaitre - de la Banque du Saint Esprit, est un candidat à cette politique.

mardi 8 juillet 2014

Toujours à propos de le dette de l'Argentine.

La majorité des pays de l'OAE - de l'organisation des États Américains - se sont prononcés contra la décision juridique américaine de condamner l'Argentine à payer les fonds vautours. Les États-Unis et le Canada se sont abstenus, sous le prétexte que les pouvoirs exécutifs ne peuvent pas se prononcer contre les décisions du pouvoir législatif.

Bien réfléchi, on devait se trouver devant une telle position. Le problème est que la loi américaine possède actuellement une compétence universelle. De là, la nécessité de sortir du système dollar et de reconstituer l'ordre international. De sorte que les lois nationales ne puisent pas avoir une compétence internationale. Le cas de la pénalisation de la BNP, montre la nécessité de ces changements.

vendredi 4 juillet 2014

Encore à propos de le crise de l'Argentine.

La crise de l'Argentine avec les fonds vautours, est en train de prendre une nouvelle orientation. En effet, le gouvernement argentin a obtenu la réunion, pour lundi, de l'Organisation des États Américains (OAE). Les autorités judiciaire américaines légitiment des opérations qui sont contre les principes de la société des nations. En l’occurrence que des fonds spéculatifs puisent obtenir des bénéfices de 1.600%...

Il est de même en ce qui concerne la condamnation de la BNP - à 8.9 milliards de dollars -, pour avoir employé le dollars dans des affaires avec des pays condamnés par les États-Unis. Or, le dollar est la monnaie internationale. Avec l'or, il n'y aurait pas un tel problème. Dont la cause principale est l'universalisation du droit américain. Le droit national ne peut être efficace qu'au sein de chaque nation. Et le droit international doit l'être pour l'ensemble de la communauté des nations.

De là, la nécessité de sortir du système dollar, et de rétablir l'égalité des chances dans la concurrence internationale. Ce qui doit être le but de la convention internationale. 

mardi 1 juillet 2014

Encore sur la crise de l'Argentine.

La légitimation des fonds vautours, par le pouvoir judiciaire américain, équivaut à légitimer l'usure au niveau international. Il est clair que l'Argentine peut payer cette somme. Mai,s c'est un précédent au niveau de la communauté international.

Nous allons vers le sur endettement des pays de l'Europe du Sud et des pays du F-CFA. C'est pays ont besoin d'une possibilité de restructuration de leur dette. Et cette décision du pouvoir judiciaire américain, rende invivable cette solution. De là, la nécessité d'un accord, au niveau internationale pour condamner toute spéculation excessive sur la dette des pays en difficulté.

lundi 30 juin 2014

A propos de la fin de la monnaie unique européenne.

Certes, on parle de moins en moins de la fin de l'euro. Mais, il convient de savoir que la fin de la monnaie unique, implique nécessairement sa dévaluation. Et une dévaluation considérable. De sorte qu'on peut dire que cette fin implique l'évaporation de la dette publique, des pays membres de cette zone monétaire.

De plus, la fin de l'euro implique nécessairement, aussi, une crise du marché obligataire. Ce qui risque de provoquer la fin du système dollar et le retour à l'étalon-or international. Si tel est le cas, le franc comme la lire devront être en position de force, à cause des réserves or que ces pays possèdent.

La restructuration économique de ce phénomène implique, devrait s'accompagner d'un développement de la sous-traitance international et de la fin des délocalisations.

vendredi 27 juin 2014

L'Argentine et les fonds votours.

Après sa cessation des payements, fin 2001, l'Argentine a restructuré sa dette. Elle a donc négocié, avec ses créanciers, une restructuration de sa dette. Elle a donc réussi a réduire de 70% sa dette, avec le 93% de ces créanciers. Mais, une partie,7%, n'ont pas voulu négocier, et demandent le payement selon la valeur nominal.

Les fonds qui demandent le payement, selon la valeur nominal des obligations - 100$ -, sont essentiellement de fonds spéculatifs qui ont acheté au moment où la valeur réelle de ces obligations était très, très bas. C'est ainsi que le fonds NML a acheté, en 2008, pour 48,7 millions de dollars de ces obligations. Actuellement, la justice américaine a condamné l'Argentine a payer c'est obligations selon leur valeur nominal, plus les intérêts. De sorte que le fonds NML devrait toucher 832 million de dollars. Donc, avec un profit de 1.600%.

Le problème est que ce jugement va inciter les fond spéculatifs a rendre impossible la restructuration des dettes. Et à étouffer ainsi les pays surendettés.

mercredi 25 juin 2014

De la logique de l'être social.

Nous l'avons déjà indiqué ici: la souveraineté monétaire est le complément de la souveraineté politique. Tout société doit être capable de produire et gérer sa propre monnaie.

De ce point de vue, le système de l'euro comme le F-CFA, sont la négation de ce principe. De là, la nécessité de dépasser ces circonstances. Cela dit, le principe de la souveraineté monétaire, comme complément de la souveraineté politique, implique nécessairement l'existence de l'étalon-or international. Donc, l'existence de l'or pour les échanges au niveau international, et le papier monnaie pour les échanges au niveau des nations en elles-mêmes.

samedi 21 juin 2014

Encore sur la politique de la BCE.

La dispute au-tour de la BCE, réside entre ceux qui pensent que cette institution peut émettre de la monnaie, en vue d'acheter des obligations publiques, et ceux qui pensent qu'elle ne peut pas le faire.

Il y a aussi le conflit, au sein de la zone euro, entre ceux qui sont pour le maintient du pacte de stabilité, et ceux qui sont pour son aménagement. La rigidité mène ici à l'austérité et à le hinterlandisation des économies du sud de l'Europe.

dimanche 15 juin 2014

Vers le dépassement de la monnaie unique.

Le dépassement de la monnaie unique est à l'ordre du jour. Ce qu'implique pour les pays de la zone euro, le retour aux monnaies nationales. Dans ces conditions, les monnaies nationales devront fluctuer, soit par rapport au billet vert, soit par rapport à l'or.

Le fait est que la fin de l'euro impliquera la quasi disparition de la dette publique, en tout cas de la partie en circulation en dehors des frontières nationales. Le reste de la dette devrait se déprécier, ou s'apprécier, avec les monnaies nationales.

Le retour éventuel à l'étalon-or international, devrait permettre aux pays ayant beaucoup de réserves - cas de la France -, d'avoir une place très importante sur le marché international. Dans ce cas la réindustrialisation de la France, devrait se faire en peu d'années. Il faudrait pour cela condamner les délocalisations  et développer la sous-traitance. Car la sous traitance, est la nouvelle manifestation de la division international du travail.

Avec le dépassement de la monnaie unique, les pays déficitaires - selon les comptes extérieures -, pourront surmonter en peut de temps l'essentiel des problèmes qu'ils connaissent actuellement.

mardi 10 juin 2014

Encore à propos de la politique monétaire de Draghi.

Tout montre clairement que la BCE, peut continuer à réduire son taux directeur. Mais, elle ne peut pas favoriser une politique d'assouplissement quantitatif (QE), à l'américaine. La Bundesbank veille à ce qu'une telle politique ne soit pas possible.
Pour tant, c'est le seul chemin, pour sauver le système tel qu'il est. Donc, en émettant de la monnaie pour la déprécier et pour acheter massivement la dette des pays en difficulté.
Mais, le fait est que cette politique mène, à terme, au dépassement de la logique de ce système. Et au retour au principe des souverainetés monétaires.

dimanche 8 juin 2014

Encore sur la conférence du Gouverneur de la BCE.

Le patron de la BCE, Mario Draghi, a dit jeudi: que l'émission monétaire reste une possibilité. Il continu à sauvegarder sa promesse du 26 juin 2012: de tout faire pour sauver l'euro.

Le problème est que cette promesse, est en train de déstabiliser le marché. Le 10 ans italien est,  en ce moment, à presque 115€ en valeur réel, et le 10 ans espagnol à presque 110€. Tandis que le 10 ans allemand est à 101€.

On ne peut pas violer la loi de la gravité économique pendant longtemps. Le retour au réel, doit se produire. Et, alors,on devrait connaître le renversement du taux de rémunération. Et ça va être la panique.

vendredi 6 juin 2014

La récession en Grèce.

La Grèce est en récession, depuis le troisième trimestre 2008. Elle vient de connaître son 23sième trimestre de récession. La contraction de son PIB a été de quelques 25%.

L'économie grecque, connaît en plus un taux de déflation de 1,5%. Puis, elle s'enfonce dans la pénurie monétaire et la pénurie de crédit. Ce qui pousse son économie à une contraction encore plus importante.

Le seul chemin, pour échapper à cette trappe monétaire, est de sortir de l'euro.

jeudi 5 juin 2014

Encore à propos de la politique monétaire de la BCE.

Mario Draghi, le Gouverneur de la BCE, vient d'intervenir. Dans sa conférence de presse, il vient de proposer deux mesures essentielles, pour sortir le système de l'euro de la tendance déflationniste dans laquelle il s'enfonce. Premièrement, la baisse du taux directeur, qui passa ainsi de 0,25% à 0,15%. Deuxièmement, la diminution du taux de dépôt des banques, auprès de la BCE, à -0,10%. Puis, il a dit que le programme d'émission monétaire (QE), est encore à l'ordre du jour.

Le fait est que le taux directeur n'est plus efficace, et qu'avec le passage en négatif du taux du taux de dépôt, il réduit ses possibilités de liquidité. C'est, donc, pour gagner du temps que ce programme a été présenté. Ce qui devrait retarder le renversement des taux du marché obligataire, des pays du sud de l'Europe. C'est, donc, un problème de temps.

jeudi 29 mai 2014

Encore sur la politique monétaire de la BCE.

Tout laisse penser que nous devrions assister à un retournement du marché obligataire. En ce moment, le 10 ans italien, par exemple, est à 113,50 € en valeur réelle. Tandis que le 10 ans allemand est à 101,50€, toujours en valeur réelle.

Si la barrière Draghi tombe - si la BCE reconnait qu'elle ne peut pas émettre de la monnaie -, il est clair que nous devrions assister à un retournement du marché obligataire Ce qui veut dire que le taux de rémunération du 10 ans italien et espagnol - qui est en ce moment en-dessous de 3% -, devrait monter d'une façon très significative.

mercredi 28 mai 2014

La BCE et les perspectives de la Zonz Euro.

Le Gouverneur de la BCE, Mario Draghi, doit intervenir le 5 juin, pour dire ce qu'il peut faire pour sortir les pays du sud de l'Europe de la déflation. Tout indique qu'il doit baisser le taux directeur, à 0,15%, et il doit rendre négatif la facilité de dépôt, à 0,1%.
Ces mesures ne devront pas casser la tendance déflationniste, dans laquelle s'enfoncent les pays du sud de l'Europe. Mais, cette politique devra rendre manifeste le fait que la BCE  ne peut pas émettre de la monnaie, pour sortir ces pays de la trappe monétaire dans laquelle ils s'enfoncent: dans la pénurie monétaire et la pénurie de crédit.

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