Le Blog de Norman Palma

Publications : Économie | Philosophie

vendredi 12 septembre 2014

Draghi et la relance dans la zone euro.

Il est clair que Mario Draghi cherche, par tous les moyens, a relancer l'activité économique dans la zone euro. Il cherche à accomplir sa promesse, de tout faire pour sauver l'euro. Il a en vue un programme d'émission monétaire: l'OMT. Donc, le programme de rachat illimité des obligations souveraines de la zone euro.

Mais, l'Allemagne ne veut pas en entendre parler. La Cour Constitutionnelle de Karlsruhe l'as très bien dit: l'OMT "outrepasse les limites du mandat donné par la BCE".

jeudi 4 septembre 2014

A propos de la crise de l'Argentine.

Il est clair, l'Argentine connait actuellement une crise de première importance. Avec un taux d'inflation de 35%, une diminution des réserves et la demande en augmentation des dollars sur le marché interne, n’arrangent pas les choses.

La cause première de cette cries, fut la mise en faillite par un tribunal de New York. A cause du fait que ce pays s'est refusé de payer les célèbres fonds vautours.

Mais, le problème fondamental est la demande interne de dollars. C'est, donc, le problème de la dollarisation de cette économie. Pour cette raison, il serait convenable que les métaux précieux soient accessibles et non taxés. Car, il vaut mieux d'avoir une société civile avec des réserves métalliques qu'une société civile avec des réserves dollar.   

dimanche 31 août 2014

Dialogue des sourds, entre la France et l'Allemagne.

Si on regarde bien les choses, on se rende compte qu'il y a actuellement un dialogue des sourds entre la France et l'Allemagne, pour ce qui est la politique économique et monétaire. L'Allemagne est pour l'austérité et les réformes structurels. Pour la France, il s'agit de relancer l'activité économique.

Il est clair que chacun de ces pays expose, par là-même, son propre besoin. L'Allemagne est en presque plein emploi et dispose d'un excédent extérieur considérable. Le plus important du monde. La France expérimente un chômage et un déficit interne et externe très important.

Le problème principal de ce conflit, réside dans la monnaie unique. Si chacun avait sa propre monnaie, chacun suivrait son propre chemin L'Allemagne pourrait, par exemple, réévaluer sa propre monnaie, tandis que la France pourrait dévaluer la sienne.

vendredi 15 août 2014

Inflation ou déflation.

L'inflation, veut dire perte de valeur de la monnaie. Et cette perte de la valeur des monnaies est le produit du rythme d'émission monétaire. Par contre, la déflation est le résultat de l'augmentation de la valeur de la monnaie. Et ce phénomène est la conséquence de la diminution de la quantité de monnaie en circulation.

Dans  les années de la grande dépression (1929-1933), la déflation fut le résultat de la thésaurisation de l'or opéré par la Réserve Fédérale des États-Unis. Actuellement, au sein du système de la monnaie unique, la déflation tende à se produire dans les pays déficitaires, selon les comptes extérieures. Ces pays tendent à s'enfoncer dans la rareté monétaire et la pénurie de crédit. Et c'est ce phénomène qui produit la déflation.  

lundi 11 août 2014

Encore sur l'affaire de l'Argentine et les fonds vautours.

Le juge new-yorkais, Thomas Griesa (85 ans), qui instruit l'affaire de fonds vautours, vient de menacer l'Argentine de désobéissance et outrage à la cours. Comme si ce pays était un sujet quelconque du droit américain. Ceci montre jusqu'à quel point, les juges américains considèrent les sujets des autres droits, comme étant leurs propres sujets.

L'Argentine a voulu amener cette affaire devant la Cours Internationale de Justice. Mais, les États-Unis ne reconnaissent pas la juridiction de de cette Cours.

Des États européens - suite à la condamnation de la BNP, et de la future condamnation d'autres banques européennes - pensent à la possibilité de soumettre cette affaire - de l'extraterritorialité du droit américain -, à l'ordre du jour du G20, lors de sa prochaine réunion, en novembre à Brisbane, en Australie.

Ce qui se joue avec l'affaire de la BNP et les fonds vautours, est de première importance pour le devenir de l'ordre du monde.   

mardi 5 août 2014

Fonds vautours et économie international.

De la même manière que tout État responsable doit interdire la pratique de l'usure, de la même manière la loi internationale doit interdire la pratique des fonds vautours. De ces fonds qui achètent à prix cassé les obligations de pays au bord de la banqueroute. Pour réclamer par la suite, le paiement de la valeur nominale de ces valeurs, plus les intérêts.

Tout indique que les obligations argentines furent achetés au début 2002 - lorsque l'Argentine avait suspendu le paiement de sa dette -, à 6% de leur valeur nominale. Actuellement, ces fonds réclament leur valeur nominale (100$), plus les intérêts. Donc, avec une plus valu de 1.600%...     

vendredi 1 août 2014

Encore sur le cessation des paiements de l'Argntine.

Comme nous l'avons déjà signalé, la cessation des paiements de  l'Argentine, est une quasi cessation des paiements. Donc, normalement l'économie de l'Argentine devrait suivre son cours avec plus ou moins de difficulté. Avec, un taux d'inflation de plus de 30%, et la sur-demande de dollars, elle devra connaître des jours problématiques.

Par contre, cette cessation des paiements, devrait alerter la communauté internationale. Les restructuration des dettes des pays en difficultés, devra être de plus en plus difficile. La communauté internationale devrait, donc, interdire la spéculation sur les dettes publiques. Ceci de la même manière qu'elle devrait interdire la pratique  des taux usuriers sur ce même marché. 

mercredi 30 juillet 2014

L'Argentine face à la cessation de paiements.

Il est clair que si l'Argentine ne paye pas les fonds vautours, elle devrait s'orienter vers une cessation de paiements. De toute les façons, elle ne peut pas faire autrement. Car si elle paye, elle devrait rembourser tous les autres créanciers, et compris ceux avec lesquels elle a restructuré sa dette.
Mais cette faillite, ne peut être considéré que comme une quasi faillite. Car, elle a déjà avancé l'argent pour le paiement de sa dette restructurée. De sorte qu'elle va continuer a ne pas avoir accès aux marchés des capitaux. Ce qui ne change pas grande chose, par rapport à la situation qu'elle connait depuis 2002.
Pour le reste elle devra faire très attention aux problèmes liées à la dollarisation de son économie. Et, surtout chercher à avoir un excédent dans sa balance des comptes courantes.

samedi 26 juillet 2014

L'Argentine, peut-elle faire défaut?

L'Argentine est en train de payer sa dette restructuré. Mais, le juge de New York, Thomas Griesa, a ordonné la saisi de ce paiement, en attendant le remboursement de la dette à l'égard des fonds spéculatifs. Cette dette est de 1,3 milliards de dollars, plus le intérêts. Donc, de quelques 1,5 milliards de dollars.

Le fait est que ces fonds ont été achetés pour 48 millions de dollars, au moment où les obligations argentines valaient presque rien, sur le marché secondaire. Le bénéfice serait donc de 1.600 %...

Normalement, l'Argentine devrait payer ces fonds vautours, avant le 30 de ce mois-ci. Sinon, elle se trouvera en défaut de paiement De sorte que si l'Argentine ne paye pas ce qu'elle doit aux fonds spéculatifs, elle devrait tomber en soft défaut. Ce qui n'est pas un défaut précisément. Cela ne change rien à la situation actuelle, en ce qui concerne les marché des capitaux; qui sont toujours fermés pour l'Argentine.

Il est, donc, très important que l'Argentine ne paye pas les fonds vautours . Car si tel est le cas, cela rendra impossible toute restructuration de la dette des pays surendettés.

jeudi 24 juillet 2014

A propos du 70éme anniversaire des Accords de Bretton Woods.

Les Accords de Bretton Woods - du 22 juillet 1944 -, vont introduire un changement dans le système dollar, en instituant le système du change or. Ces Accords ne donnent pas naissance - comme ont tend à le croire d'une manière universelle -, au système de l'étalon-dollar.

Celui-ci est né avec la Confiscation Act, du 5 avril 1933. En effet, avec la Confiscation Act, on passe du système de l'étalon-or, au système de l'étalon-dollar. Ce qui veut dire que l'ordre de Bretton Woods - du billet vert garantie par les réserves d'or des États-Unis -, fut une parenthèse dans le système de l'étalon dollar. Lequel système va se reconstituer le 15 août 1971. Et c'est l'ordre que nous connaissons depuis lors.

mercredi 23 juillet 2014

A propos de la politique monétaire.

La politique monétaire existe en vue de piloter l'économie d'une nation. Sans politique monétaire, une économie nationale est exposé aux tempêtes qui imposent les circonstances, et est donc voué à la perte.  

La politique monétaire est composée de trois moments très importants:1) La politique des taux: taux directeur et hiérarchie des taux. 2) La politique de l'émission monétaire, et 3, la politique des changes; donc, du rapport d'une monnaie avec les autres.

Sous le règne de la monnaie unique il n'y a pas de politique monétaire. En principe, cette politique est imposé par la BCE. Et cette institution ne possède pas l'ensemble de ces possibilités. Par exemple, elle ne peut pas émettre de la monnaie et elle n'a pas de politique de change.

jeudi 17 juillet 2014

A propos du privilège exorbitant du billet vert.

Nous l'avons déjà expliqué ici: le privilège exorbitant du dollar, commence avec la Confiscation Act, de Roosevelt, du 5 avril 1933. En 2010, Barry Eichengreen, de l'Université de Berkeley, nous dit que les États-Unis obtiennent avec ce privilège un profit annuel de 1.000 milliards de dollars.

Depuis le 11 septembre 2011, Washington imposa l'application extraterritoriale de sa loi sur les embargos. Ce que leur permet de gagner plus d'argent. La BNP vient d'être condamné à payer presque 9 milliards de dollars.

dimanche 13 juillet 2014

A propos de l'émission monétaire aux Etats-Unis.

Tout indique que le stock monétaire américain est passé de 4,5 milliards de dollars  en 1930, à 7,8 milliards en 1940. Puis, de 32 milliards en 1960, à 850 en 2008.

A partir de 2009, nous avons assisté aux célèbres programmes d'émission monétaire (QE). Ces programmes, ont augmenté considérablement le stock monétaire des États-Unis, de quelques 2.400 milliards de dollars. Ce qui veut dire que le stock monétaire des États-Unis est actuellement de quelques 3.250 milliards de dollars.

Rappelons que le stock monétaire de l'euro est passé de 612 milliards à 956 milliards d'euros, fin 2013.

samedi 12 juillet 2014

Encore sur la crise de la dette de l'Argentine.

Comme nous venons de l'indiquer, la décision du juge Thomas Griesa, de faire payer les fonds spéculatifs, par l'Argentine, risque de faire jurisprudence et de rendre difficile la restructuration de la dette, par les pays surendettés. Le Fonds Monétaire international vient de confirmer cette crainte.

Il faut, en plus, comprendre que les pays de l'Europe du Sud, peuvent demain se trouver dans la nécessité de restructurer leur dette. Le Portugal, avec la chute - que nous sommes en train de connaitre - de la Banque du Saint Esprit, est un candidat à cette politique.

mardi 8 juillet 2014

Toujours à propos de le dette de l'Argentine.

La majorité des pays de l'OAE - de l'organisation des États Américains - se sont prononcés contra la décision juridique américaine de condamner l'Argentine à payer les fonds vautours. Les États-Unis et le Canada se sont abstenus, sous le prétexte que les pouvoirs exécutifs ne peuvent pas se prononcer contre les décisions du pouvoir législatif.

Bien réfléchi, on devait se trouver devant une telle position. Le problème est que la loi américaine possède actuellement une compétence universelle. De là, la nécessité de sortir du système dollar et de reconstituer l'ordre international. De sorte que les lois nationales ne puisent pas avoir une compétence internationale. Le cas de la pénalisation de la BNP, montre la nécessité de ces changements.

vendredi 4 juillet 2014

Encore à propos de le crise de l'Argentine.

La crise de l'Argentine avec les fonds vautours, est en train de prendre une nouvelle orientation. En effet, le gouvernement argentin a obtenu la réunion, pour lundi, de l'Organisation des États Américains (OAE). Les autorités judiciaire américaines légitiment des opérations qui sont contre les principes de la société des nations. En l’occurrence que des fonds spéculatifs puisent obtenir des bénéfices de 1.600%...

Il est de même en ce qui concerne la condamnation de la BNP - à 8.9 milliards de dollars -, pour avoir employé le dollars dans des affaires avec des pays condamnés par les États-Unis. Or, le dollar est la monnaie internationale. Avec l'or, il n'y aurait pas un tel problème. Dont la cause principale est l'universalisation du droit américain. Le droit national ne peut être efficace qu'au sein de chaque nation. Et le droit international doit l'être pour l'ensemble de la communauté des nations.

De là, la nécessité de sortir du système dollar, et de rétablir l'égalité des chances dans la concurrence internationale. Ce qui doit être le but de la convention internationale. 

mardi 1 juillet 2014

Encore sur la crise de l'Argentine.

La légitimation des fonds vautours, par le pouvoir judiciaire américain, équivaut à légitimer l'usure au niveau international. Il est clair que l'Argentine peut payer cette somme. Mai,s c'est un précédent au niveau de la communauté international.

Nous allons vers le sur endettement des pays de l'Europe du Sud et des pays du F-CFA. C'est pays ont besoin d'une possibilité de restructuration de leur dette. Et cette décision du pouvoir judiciaire américain, rende invivable cette solution. De là, la nécessité d'un accord, au niveau internationale pour condamner toute spéculation excessive sur la dette des pays en difficulté.

lundi 30 juin 2014

A propos de la fin de la monnaie unique européenne.

Certes, on parle de moins en moins de la fin de l'euro. Mais, il convient de savoir que la fin de la monnaie unique, implique nécessairement sa dévaluation. Et une dévaluation considérable. De sorte qu'on peut dire que cette fin implique l'évaporation de la dette publique, des pays membres de cette zone monétaire.

De plus, la fin de l'euro implique nécessairement, aussi, une crise du marché obligataire. Ce qui risque de provoquer la fin du système dollar et le retour à l'étalon-or international. Si tel est le cas, le franc comme la lire devront être en position de force, à cause des réserves or que ces pays possèdent.

La restructuration économique de ce phénomène implique, devrait s'accompagner d'un développement de la sous-traitance international et de la fin des délocalisations.

vendredi 27 juin 2014

L'Argentine et les fonds votours.

Après sa cessation des payements, fin 2001, l'Argentine a restructuré sa dette. Elle a donc négocié, avec ses créanciers, une restructuration de sa dette. Elle a donc réussi a réduire de 70% sa dette, avec le 93% de ces créanciers. Mais, une partie,7%, n'ont pas voulu négocier, et demandent le payement selon la valeur nominal.

Les fonds qui demandent le payement, selon la valeur nominal des obligations - 100$ -, sont essentiellement de fonds spéculatifs qui ont acheté au moment où la valeur réelle de ces obligations était très, très bas. C'est ainsi que le fonds NML a acheté, en 2008, pour 48,7 millions de dollars de ces obligations. Actuellement, la justice américaine a condamné l'Argentine a payer c'est obligations selon leur valeur nominal, plus les intérêts. De sorte que le fonds NML devrait toucher 832 million de dollars. Donc, avec un profit de 1.600%.

Le problème est que ce jugement va inciter les fond spéculatifs a rendre impossible la restructuration des dettes. Et à étouffer ainsi les pays surendettés.

mercredi 25 juin 2014

De la logique de l'être social.

Nous l'avons déjà indiqué ici: la souveraineté monétaire est le complément de la souveraineté politique. Tout société doit être capable de produire et gérer sa propre monnaie.

De ce point de vue, le système de l'euro comme le F-CFA, sont la négation de ce principe. De là, la nécessité de dépasser ces circonstances. Cela dit, le principe de la souveraineté monétaire, comme complément de la souveraineté politique, implique nécessairement l'existence de l'étalon-or international. Donc, l'existence de l'or pour les échanges au niveau international, et le papier monnaie pour les échanges au niveau des nations en elles-mêmes.

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