lundi 17 juin 2013
Par Norman Palma le lundi 17 juin 2013, 16:25 - Economie
Nous l'avons déjà expliqué ici: le libre échange implique le protectionnisme. Ceci, dans le sens où les pays excédentaires, selon les comptes extérieures, doivent fonctionner en libre-échange, tandis que les pays déficitaires, selon les mêmes comptes, doivent pratiquer le protectionnisme. Ce fut la règle de l'époque libéral classique, comme nous le montre Karl Polanyi, dans son texte fondamental: La Grande Transformation.
Nous ne pouvons pas dépasser la loi des contraires. Mais, nous devons lutter pour l'égalité des chances dans la concurrence international.
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mercredi 12 juin 2013
Par Norman Palma le mercredi 12 juin 2013, 19:00 - Economie
Le Président de la BCE, Mario Draghi, a promis, l'année dernière, de faire tout pour sauver l'euro. Cette promesse a pris la forme des célèbres OMT: de la possibilité de l'achat massive de la dette des pays en difficulté.
Quoi que cet engagement est contraire aux Status de la BCE - au principe du non-sauvetage (du "no bailing out"), des pays sur-endettés -, force est de constater que les marchés (comme on de dit) l'ont pris, cette promesse, pour argent comptant.
Ce qui devrait permettre le développement de plans d'austérité, de plus en plus importants. Comme on peut le constater en Grèce. Donc, des saignés qui empirent l'état du patient.
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mardi 11 juin 2013
Par Norman Palma le mardi 11 juin 2013, 15:25 - Economie
Il est très important de faire la différence entre la panique monétaire (bank run) et le blocage des comptes: corralito, comme cela s'est produit en Argentine le 3 décembre 2001. L'une ne mène pas à l'autre. Dans le cas de la panique bancaire de la Northen Rock en Grande Bretagne, en 2008, ce phénomène n'a pas produit le blocage des comptes. Car l’État a pus faire face aux manques de liquidités.
Mais, dans un système dans lequel l’État ne peut pas faire face à ce problème, le blocage des comptes est une suite logique à la panique bancaire.
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jeudi 6 juin 2013
Par Norman Palma le jeudi 6 juin 2013, 18:28 - Economie
La presse souligne actuellement que la Pologne est le seul pays de la CE à avoir connu une croissance significative, depuis le début de la crise. Mais, elle oublie de signaler que la Pologne reçoit annuellement 9,5 milliards d'euros, depuis 2007. Au titre des subventions des fonds européens.
Il convient, à ce propos, de remarquer que la contribution nette de la France, à ces fonds, est de l'ordre de 7,5 milliards d'euros par an.
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mardi 4 juin 2013
Par Norman Palma le mardi 4 juin 2013, 11:58 - Economie
Rappelons que la politique dite d'assouplissement quantitative - d'émission monétaire - fut engagée par les États-Unis, depuis mars 2009. Elle a eu comme but d'éviter la crise du marché obligataire, tout en permettant une dévaluation du billet vert.
Le seul programme d'assouplissement quantitatif orienté ver l'intérieur, a été le QE3, avec 40 milliards de dollars par mois. Dont le but, depuis septembre 1012, est celui de relancer l'immobilier.
Mais, malgré le rythme d'émission élevé, sur le marché international, le 30 ans (US30Y) est toujours très faible. Il tourne depuis un mois, autour de 92,50$ en valeur réelle. On devrait, donc, s’attendre à une suite de cette politique.
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dimanche 2 juin 2013
Par Norman Palma le dimanche 2 juin 2013, 15:26 - Economie
Il ne faut pas oublier qu'en ce moment beaucoup de spécialistes et de personnalités politiques, aux États-Unis, disent qu'il faut que la Fed réduise son rythme d'émission monétaire. Elle produit actuellement 85 milliards de dollars par mois: 40 milliards pour relancer le marché de l'immobilier et 45 milliards pour acheter des bons du Trésor américain sur le marché international. Or, en ce moment le 30 ans- qui est le bon phare du marché obligataire américain - est à 92,33$, au lieu de 100$.
Ce qui veut dire que si la Fed réduit ces achats, nous pourrons assister à un effondrement de ce marché. Par conséquent, tout laisse penser que la Fed pourrait augmenter les achats de ces bons, quitte à réduire les achats sur le marché interne. Donc, réduire le QE3 pour augmenter le QE4. En quelque sorte, Bernanke est dans la trappe monétaire.
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jeudi 30 mai 2013
Par Norman Palma le jeudi 30 mai 2013, 11:31 - Economie
Il est important, comme nous l'avons déjà signalé, de suivre la valeur réelle du 30 ans américain (US30Y). Il s'agit de la valeur phare du marché obligataire américain. Depuis juin 2009, la Fed essai d’éviter sa chute. Il ne faut pas oublier, à ce propos, qu'avant le premier janvier 2013, la Fed achetait 85 milliards de dollars par mois des bons de 30 et de 10 ans. Actuellement, avec la QE4, elle n’achète que 45 milliards. Ce qui veut dire qu'il faudrait qu'elle augmente le rythme d'émission destiné à cette fin.
En tout cas, en ce moment le 30 ans tourne autour de 92$. et la 10 ans est autour de 96,50$. Or, si cette dégringolade continu, nous devrions assister à un panique sur ce marché. Ce qui devrait provoquer une monté du prix de l'or.
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lundi 27 mai 2013
Par Norman Palma le lundi 27 mai 2013, 19:11 - Economie
Certains responsables de Banques centrales cherchent à expliquer, au patron de la BCE, comment faire pour augmenter sa base monétaire (QE). Ces personnalités n'ont pas encore compris que la BCE, selon ses Status, n'a pas le droit de le faire. Cette institution ne peut qu'autoriser ce droit d'émission, aux banques centrales nationales en échange de réserves.
Ce qui veut dire que cette possibilité, du côte de la BCE, implique une révision des Status de cette institution. Par conséquent, l'unanimité de tous les pays membres.
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samedi 25 mai 2013
Par Norman Palma le samedi 25 mai 2013, 16:11 - Economie
Certains économistes - comme Paul Krugman - pensent que la Fed produit de la monnaie en vue d'augmenter l'inflation aux États-Unis. Actuellement le taux d'inflation est de 1%.
Nous avons expliqué ici que le QE1, le QE2 et le QE4, ainsi que l'opération Twist, ont été destinés à soutenir les bons du Trésor américain sur le marché international. Par conséquent, cette politique tend à éviter une crise sur le marché obligataire, tout en dépréciant le billet vert. En ce moment, le 30 ans est à 94,38$.
Par contre le QE3 - de 40 milliards par mois -, a comme finalité la relance du marché de l'immobilier, tout en provoquant un peu d'inflation.
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jeudi 23 mai 2013
Par Norman Palma le jeudi 23 mai 2013, 10:45 - Economie
Il est vrai que l’austérité - la réduction des dépenses publiques, des salaires, des pensions et l'augmentation de la fiscalité - n'est pas une bonne politique en époque de récession. La relance monétaire et la dévaluation sont plus adéquates en époque de récession. Ce qui nous montre l'expérience japonaise.
En effet, en quelques mois, la Banque du Japon (BoJ) a réussi à revenir aux excédents commerciaux et à la croissance économique, de 3,50%. Pour cela, la Boj est en train d'émettre 58 milliards d'euros par mois. En vue d'un côté, de dévaluer le yen, et de l'autre côté, d’acheter massivement la dette publique.
Le problème est que ces instruments n'existent pas sous le règne de la monnaie unique. En encore moins dans une réalité qui s'enfonce dans la pénurie monétaire et la rareté du crédit. L'expérience de la Grèce, du Portugal et de l'Espagne sont là, pour nous montrer la vérité de cette situation.
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samedi 18 mai 2013
Par Norman Palma le samedi 18 mai 2013, 18:24 - Economie
En ce moment, le 30 américain est, en valeur réelle, à 94,38$. Ce qui veut dire que la politique d'émission monétaire de la Fed est à nouveau en train de perdre son efficacité. Ceci veut dire, par conséquent, que la Fed devra augmenter son rythme d'émission mensuel qui est, depuis janvier de cette année, de 45 milliards de dollars.
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vendredi 17 mai 2013
Par Norman Palma le vendredi 17 mai 2013, 11:53 - Economie
Nous avons vue dernièrement comment le Japon a réussi, en quelques mois, a sortir de la déprime économique dans laquelle se trouvé son économie, en faisant marcher la planche à billets. Et ce malgré une dette publique de 240% du PIB.
Le fait est que le yen a déjà perdu 22% par rapport au US dollar. Donc, à un moment où le dollar tend à s’affaiblir. A cause justement du QE4. Donc, à l'émission mensuelle de 45 milliards de dollars.
Curieusement, la Banque d’Angleterre n'a pas réussi a dévaluer sa monnaie. Elle a émis 375 milliards de £ depuis 2009. Mais, cet argent a été destiné à acheter la dette au niveau interne.
En tout cas, cette guerre des monnaies est particulièrement préjudiciable aux pays déficitaires de la zone euro. A ce niveau là, l'Allemagne n'a pas de problème. L'augmentation de ses excédents commerciaux au premier trimestre 2013 - 49,3 milliards d'euros -le démontrent clairement.
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mercredi 15 mai 2013
Par Norman Palma le mercredi 15 mai 2013, 19:11 - Economie
Dans la tradition, la planche à billets servait, sous sa forme non orthodoxe, à couvrir le déficit budgétaire. Keynes fait partie de cette école, qui va se développer avec le règne du papier monnaie.
Actuellement, les grandes banques centrales nationales utilisent la planche à billets: soit pour acheter des bons du Trésor sur le marché international, soit pour acheter sur le marché interne de la dette publique ou de la dette privée.
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mardi 14 mai 2013
Par Norman Palma le mardi 14 mai 2013, 10:39 - Economie
Le G-7 - USA, GB, Allemagne, France, Japon, Canada et Italie - vient de faire remarquer que la politique monétaire devrait avoir uniquement des objectifs domestiques, et pas d'objectifs de change. Par conséquent, les pays disposant de la souveraineté monétaire, peuvent faire fonctionner la planche à billets au niveau interne , mais pas sur le marché international, pour éviter la guerre des monnaies. Ce qui sont en train de faire actuellement la Fed et la Banque du Japon.
Notons que ces éminences font - heureusement!!! - la différence entre une chose et une autre.
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samedi 11 mai 2013
Par Norman Palma le samedi 11 mai 2013, 19:03 - Economie
Tous les spécialistes en parlent. La monté de la bourse ne passe pas inaperçue. Par exemple, le Dow Jones - l'indice de la bourse de New York - a dépassé son plus haut historique de septembre 2007, à presque 14.200 points. Après, il y a eu la grande chute qui fait que le 9 mars 2008, le Dow s'est trouvé a 6.547 points. Actuellement le Dow est à 15.118 points. On constate à peu près la même chose à Paris. Peut-on, alors, parler de reprise économique?
Il ne faut pas oublier que le Dow ne concerne que les 30 titre les plus importants de la bourse de N. Y. Nous avons, donc, à faire a des multinationales qui on accès au crédit pat le biais du marché obligataire. Ce qui n'est pas le cas des PME. Nous constatons ce phénomène particulièrement dans les pays déficitaires - selon les comptes extérieure -de la zone euro. Cas de la France.
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jeudi 9 mai 2013
Par Norman Palma le jeudi 9 mai 2013, 18:16 - Economie
Marx considérait que le capitalisme est le résultat de l'accumulation de la plus-value. Pour notre part, nous pensons qu'il convient de faire la différence entre le système précapitaliste et le système capitaliste. Dans le système précapitaliste le crédit était interdit. Tandis que le système capitaliste, est cet ordre où le crédit va se développer.
La crise du crédit que nous connaissons, surtout dans les pays déficitaires de la zone euro et dans les pays du F-CFA, est en train de provoquer un retour au système mercantiliste, au système précitaliste.
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Par Norman Palma le jeudi 9 mai 2013, 18:06 - Economie
L'expérience américaine et japonaise, montrent que l'émission monétaire peut permettre la relance économique, en cas de stagnation et de crise du crédit. Il convient, toute fois, de faire bien la différence entre la valeur interne d'une monnaie (sa valeur en échange) et sa valeur internationale: la valeur de change.
Mais, l'assouplissement monétaire, dans un sens et dans l'autre, ne peut se faire sans souveraineté monétaire. Et c'est le grand problème que nous avons avec la monnaie unique.
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vendredi 3 mai 2013
Par Norman Palma le vendredi 3 mai 2013, 13:00 - Economie
Selon Paul Krugman - de l'Université de Princeton, prix Nobel d'économie -, pour sortir de la crise de la zone euro, il faut: 1) Augmenter les interventions de la BCE, en vue de réduire l'endettement des pays sur-endettés. 2) Relancer la consommation des pays excédentaires et particulièrement de l'Allemagne. 3) Moins d'austérité dans les pays déficitaires.
Ce qui est un programme particulièrement modéré, étant donné l'étendue du désastre que nous constatons du côté de l'Europe méditerranéenne. Donc, des conséquences d'un système monétaire qui est très favorables aux pays excédentaires (particulièrement à l'Allemagne), et terriblement défavorable aux pays déficitaires, selon les comptes extérieures.
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lundi 29 avril 2013
Par Norman Palma le lundi 29 avril 2013, 20:35 - Economie
Ceux qui suivent la presse économique savent que Reinhard et Rogoff, professeurs de de l'université de Harvard, on écrit en 2010 un essai, où ils nous disent qu'un endettement de plus de 90% du PIB, empêche toute croissance économique. Cette thèse fut reprise par les partisans de l'austérité, aussi bien aux États-Unis que dans l'Union Européenne.
Nous savons qu'actuellement les États-Unis ont une dette publique de 106% du PIB, mais que ce pays connaît tendentiellement une croissance de 3%. Nous constatons que le Japon connait aussi actuellement une croissance du même ordre, avec une dette de 238%, par rapport à son PIB.
Il convient, toute fois, de comprendre que la reprise économique dans ces pays, est la conséquence des politiques d'expansion quantitative (QE). Ce qui ne peut pas se produire dans les pays déficitaires de l'espace euro
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vendredi 26 avril 2013
Par Norman Palma le vendredi 26 avril 2013, 16:19 - Economie
La relance économique est en rapport avec trois facteurs: 1) La valeur de change de la monnaie, 2) le taux de crédit courant, et 3) l'augmentation du stock monétaire.
A ce propos, on parle:1) De dévaluation compétitive. Ce que nous constatons actuellement avec le yen. 2) De réduction du taux directeur. Ce qu'on pouvait constater à l'époque; lorsqu'il n'y avait pas de crise du crédit. 3) De relance keynésienne. Donc, d'augmentation de dépenses publiques, par le biais de la monétisation du déficit public ou de la dette publique. Ce que nous constatons actuellement aux États-Unis et au Japon.
Ceci veut dire que la relance économique ne peut pas exister dans les économies qui ne disposent pas de la souveraineté monétaire et qui s'enfoncent dans la pénurie monétaire et dans celle du crédit, comme la Grèce, le Portugal et l'Espagne. De plus, n'oublions pas ces économies s'imposent des mesures d'austérité. Donc, de réduction des dépenses publiques, des dépenses sociales et de dépenses de fonctionnement. Par conséquent, on étouffe des économies qui ne sont pas concurrentielles, au nom de l'équilibre budgétaire.
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