Il y a 60 ans et un jour exactement, l'Assemblé Générale des Nations Unies a voté la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme. Cette Déclaration est une sorte de reprise des deux Déclarations françaises - celle de 1789 et celle de 1793 - et tend à être perçue comme un produit occidental par beaucoup de pays. De plus, il est question de droits naturels. Or, ni le droit est un produit de la nature, ni la nature est une question de la juridicité. Il y a donc à la base une confusion de première importance. Car, il y a ici un imbroglio entre principes et droits. Les principes sont d'ordre universel, tandis que les droits sont particuliers, nationales. L'égalité en dignité est un principe universel, tandis que le droit est une manifestation particulière. On parle, à ce propos de droit français, de droit chinois et ainsi de suite. Par conséquent, du point de vue de la théorie du logos, nous sommes égaux en dignité et nous devons devenir - à travers le politique - égaux devant le droit (isonomia) et devant le pouvoir: isocratia.