De la dimension universelle de l'humain.
Par Norman Palma, jeudi 13 mars 2008 à 15:27 :: Philosophie :: #536 :: rss
Aristote nous dit que le singulier est ce qui est un numériquement, tandis que l'universel est ce qui s'affirme, en première instance, dans toute singularité. Ceci veut dire que, conceptuellement parlant, toute singularité (masculine ou féminine) est, de par sa dimension universelle (humaine), égale à toute autre singularité. Le principe logique qui est à la base de cette égalité, est exprimé par le principe de l'égalité numérique, selon lequel un vaut un et pas plus d'un. C'est précisément cette égalité en puissance que le projet politique tend à accomplir dans la communauté juridique, qui est en principe, toujours selon Aristote, une communauté d'égaux. Cela dit, le politique s'accomplit dans le cadre des nations. Mais, cette communauté particulière ne réalise par sa dimension générique (son universalité effective) que dans et par son accomplissement au sein de la communauté universelle des nations. Ainsi, les individus réalisent leur universalité première au sein de la communauté politique, mais ne peuvent accomplir leur dimension générique qu'à l'intérieur d'une communauté authentiquement cosmopolitique.- Les droits sont particuliers, tandis que les principes sont universels et ne peuvent se réaliser pleinement que dans l'universalité des rapports. A proprement parler, il n'y a pas de droit universel, car il n'y a pas de République universelle. Il y a plutôt des principes universels qui se réalisent à travers les droits particuliers, et accomplissent leur universalité au niveau générique, cosmopolitique: dans la communauté des nations.
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