A propos de la crise du Système Monétaire International.
Par Norman Palma, jeudi 10 juillet 2008 à 19:01 :: Economie :: #601 :: rss
Certes, les responsables de l'économie - au niveau international, comme au niveau des nations - ont tout intérêt à crier haut et fort que la crise est derrière nous. Mais ce n'est pas en cassant le thermomètre qu'on guérit le patient. Nous sommes devant une crise d'ordre universelle, nous constatons que la pente est raide, mais, malheureusement, nous ne voyons pas encore le fond. Depuis le 22 avril, le jour où l'euro a dépassé le 1.60 dollars, les grande banques centrales interviennent sur le marché des changes pour soutenir le US Dollar. En effet, la BCE, la BofE, la B de Canada et la B Nationale Suisse, achètent des dollars, tandis que la B du Japon vend des euros et achète des dollars. Le fait que, depuis lors, le billet vert s'est maintenu au tour de 1.56. Les achats des bons du Trésor américains ont été tels que, par exemple, les bons de 30 ans américains ont regagné leur terrain perdu et se trouvent actuellement un peu en dessous de leur valeur nominale: à 99,23 dollars. Par contre, les bons des pays de l'espace euro, pour ne parler que d'eux, sont en train de décrocher. En effet, les bons allemands à 10 ans sont à 98,5 euros, tandis que les bons français sont à 94,97 euros. Puis, pour ce qui est des taux de rémunération, les bons américains à 10 ans sont à 3,89%, les bons allemands à 4,44% et ceux de la France à 4,65%. Tout indique, par conséquent, que la chute du billet vert implique nécessairement l'effondrement des autres valeurs fiduciaires circulant sur le marché international.Angel Laborda, le grand spécialiste de l'économie espagnole, disait dernièrement: "Nous nous acheminons vers un suicide économique collectif". (El Pais, Negocios, 06-07-2008, p. 28).
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