Selon la Banque mondiale, la production d'agrocarburants participe d'une manière significative à la hausse vertigineuse du prix des denrées alimentaires et du pétrole. Rappelons que cette activité consiste à produire du pétrole vert à partir des denrées alimentaires de base. Mais, comme nous l'avons souligné ici, pour produire un litre d'éthanol à partir du maïs, il faut à peu près un litre d'essence. Or, il convient de noter que cette activité ne serait pas rentable si elle n'était pas subventionnée. Aux États-Unis, par exemple, la production d'éthanol est subventionnée à 51 cents le galon. Ce qui explique le développement considérable de sa production, qui a triplé depuis 2003 et qui devrait doubler en 2.012. Mais, cette course à la production de biocarburants, n'est pas uniquement propre au pays de l'Oncle Sam. Le Brésil, par exemple, emploi 7 millions d'hectares pour produire de la canne à sucre, en vue de l'éthanol. Et devrait atteindre les 20 millions d'hectares pour 2012. C'est donc cette activité qui contribue d'une manière considérable à l'augmentation du baril de brut; qui est passé, rappelons-le, de 20 dollars le baril début 2003, à presque 150 dollars actuellement. Il est clair, comme le dit l'actuel Secrétaire Général de l'ONU, Ban Ki-moon, que cette hausse des prix ne peut que provoquer la famine du côté du "milliard d'en bas": de ceux qui survivent avec moins d'un dollar par jour.