Ceux qui suivent de près la bourse de New York, étaient sans doute étonnés de constater, vendredi 11 juillet, que les actions de Fannie et Freddie - les deux géants (demi publics) américains du refinancement hypothécaire - étaient en train de s'effondrer à vue d'œil. A mi séance, ces valeurs, perdaient au-tour de 50%. Or, il faut savoir que ces géants détiennent ou garantissent 40% des prêts immobiliers consentis dans le pays. C'est à dire, selon Bloomberg, quelques 5.200 milliards de crédits immobiliers. Le fait est qu'au milieu de ce désastre fut annoncé, par CNBC, que la banque californienne Indymac se déclarait en faillite. En 10 jours, les épargnants retiraient 1,3 milliards de dollars. En un an, l'action de cette banque, avec 32 milliards de dollars d'actifs, est passée de 28 dollars l'action à 28 cents.- Tout indique, par conséquent, que la crise financière se développe d'une manière catastrophique. De plus, Fannie et Freddie ne sont pas les seules institutions financières qui sont actuellement au bord de la banqueroute, les yeux des spécialistes se tournent aussi vers Lehman Brothers et vers Wachovia. Quoique certains croient que cette crise sera violente, mais courte. C'est le cas de Patrick Artus. (Voir à ce propos: Le Monde 13-14 juillet 2008, p. 7). Pour notre part, nous continuons à penser qu'il s'agit d'une crise totale, qui devrait conduire au dépassement du règne du billet vert et au retour de l'or comme étalon. Donc, au dépassement de l'empire du privilège exorbitant et à la reconstruction rationnelle de l'ordre du monde.