Le crédit est, en rapport inverse, la puissance motrice de la vitesse de circulation de la monnaie. Sous le règne de l'étalon-or, le taux de crédit est déterminé par l'offre et la demande. Au dix-neuvième, par exemple, le pays où les réserves or étaient importantes, le taux de crédit courant était bas, et il était élevé lorsque ces réserves étaient plutôt réduites. Bien évidemment, le niveau des réserves dépendait de la balances des comptes courants. Sous le règne du papier monnaie, les taux de crédit sont déterminés par le taux directeur de la Banque centrale. Au niveau de la zone euro, par exemple, c'est la BCE qui détermine, par l'intermédiaire de son taux directeur, le taux interbancaire: l'euribor. Le fait est que le taux interbancaire tend à se situer soit un peu au dessus, soit un peu en dessous du taux directeur de la BCE. Le taux interbancaire est, ainsi, le taux de base de la pyramide des taux. Laquelle pyramide a, pour simplifier, à sa base, le taux à l'investissement et à son sommet le taux à la consommation. En tout cas, en janvier 2007, le taux directeur de la BCE était à 4% et l'euribor à 3,921%. La crise du 9 août 2007, dites des "subprimes", va provoquer la dislocation du crédit interbancaire et la rareté du crédit. De sorte que le taux directeur de la Banque centrale, ne détermine plus l'euribor. C'est ainsi qu'en janvier 2008, le taux directeur de la BCE était à 4% et l'euribor était à 4,793% Actuellement le taux directeur de la BCE est à 4,25% et l'euribor est à 5,396% Ce qui veut dire concrètement que le taux directeur ne détermine plus la hiérarchie des taux. Celle-ci est plutôt déterminé par l'offre et la demande. L'argent est devenu rare et, donc, cher.