jeudi 20 novembre 2008
Par Norman Palma,
jeudi 20 novembre 2008 à 11:15 :: Economie
Ceux qui s'intéressent à l'économie ont entendu dire que J.M. Keynes considérait que l'or est une relique barbare. En quelque sorte que le métal jaune est le Vaux d'Or, que Moïse a tellement maudit. Ce qui n'est pas une critique théorique. Certes, il trouvait que c'est absurde que les hommes aient à creuser la terre pour extraire de l'or, en vue de l'enfouir dans les caves des banques centrales. Curieusement, Keynes semble avoir oublié que les stocks d'or des banques centrales servaient à garantir le papier en circulation. Actuellement, notons-le, l'or monétaire est toujours, pour l'essentiel, dans les caves des banques centrales. Mais depuis sa démonétisation, cet or ne joue plus un rôle monétaire, ne sert plus à garantir le papier monnaie en circulation. Pour cette raison la Grande Bretagne, en 1999, sous le pouvoir de Blair, a vendue l'essentiel de ses réserves. Les États-Unis par contre n'ont rien vendu.- Il convient, toute fois, de rappeler qu'avec le système du bancor Keynes a bien compris que seul l'or peut donner, aux autres matières premières, la valeur et le prix.- Le rejet de l'or monétaire fait partie, depuis la Première Conflagration Mondiale, du négationnisme économique, si encré dans le système de Karl Marx. Donc, de cette politique du chien crevé au fil de l'eau.
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mercredi 19 novembre 2008
Par Norman Palma,
mercredi 19 novembre 2008 à 11:09 :: Economie
C'est par le biais des échanges que nous réalisons nos besoins, nous rappelle Adam Smith. La forme la plus simple de l'échange est le troc. La monnaie apparait avec l'élargissement des échanges. Ce qui donne le marché régional, puis le marché international. L'échange est le principe cardinal de l'existence sociale. Il n'y a pas de vie sociale sans échange, nous rappelle Aristote. Or, pour que l'échange ne soit pas le profit de l'un et la perte de l'autre, il faut créer les conditions de l'égalité proportionnelle dans l'échange. Mais, cette égalité ne peut exister qu'à deux conditions. Premièrement, une mesure commune et deuxièmement, que les sujets de l'échange soient sur un pied d'égalité. Si ces conditions ne sont pas réunies, l'échange devient problématique, ainsi que la communauté des rapports: la coexistence internationale. Dans la tradition, l'or est la monnaie par excellence. Il est à la fois: valeur d'usage (bijoux) et valeur d'échange: monnaie. Le régime de l'étalon-or assure normalement la valeur stable des biens et des services, par le seul jeu du marché. La valeur de change étant la même partout, car il s'agit en dernière instance d'une même matière: l'or.L'économie mondialisée a besoin d'une monnaie unique. Ce qui éviterait le monopole monétaire de telle ou telle nation, ainsi que la concurrence déloyale produite par les variations monétaires.
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samedi 15 novembre 2008
Par Norman Palma,
samedi 15 novembre 2008 à 07:42 :: Economie
Les Accords de Bretton Woods, du 22 juillet 1944, ont été le résultat de discussions, à partir d'avril 1942, entre Keynes et Dexter White. Donc, entre le représentant de l'ancienne puissance ( le Royaume-Uni) et la Nouvelle puissance économique: les USA.White proposa le système de la parité fixe que nous avons connu entre 1944 et 1971. Donc, le système de la garantie or du billet vert. Keynes pour sa part proposa le système du Bancor. Lequel consistait en un panier de matières premières , dont le reférentiel devait être libellé en or. Pour Keynes il fallait donc dépasser la "relique barbare". Il faut dire que cette condamnation du Vaux d'or dépasse théoriquement ce que l'époque dit des ténèbres ait pu imaginer. Depuis Aristote on avait compris que seulement une mesure commune est susceptible de garantir l'échange équitable. De là, l'étalon-or, sous sa forme bimétallique, que nous trouvons aussi bien dans la culture gréco-romaine que dans les grandes cultures musulmanes, comme à l'époque des Lumières. Depuis la loi de la confiscation de l'or de Roosevelt, du 5 avril 1933, l'idée dominante est de garder l'or monétaire - quelques 30.000 tonnes - dans les caves des banques centrales, bien démonétisé, mais surtout pas comme référentiel monétaire, comme mesure des besoins que nous avons les uns des autres. Et qui, en plus, est le seul instrument susceptible de garantir l'existence de la communauté internationale se manifestant dans l'universalité des rapports.
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dimanche 9 novembre 2008
Par Norman Palma,
dimanche 9 novembre 2008 à 17:04 :: Economie
Depuis la fin 2006, nous avons assisté à une période d'affaiblissement du billet vert. En effet, le dollar est ainsi passé de 1,32 pour 1 euro, à 1,6038, le 15 juillet 2008. Depuis lors nous avons constaté un mouvement de consolidation du billet vert, qui est passé de 1,2326, fin octobre. Actuellement nous constatons une nouvelle phase d'affaiblissement du billet vert. Il tourne présentement autour de 1,29, pour 1 euro. La période de consolidation du billet vert que nous avons constaté, fut le résultat des interventions des grandes banques centrales. C'est ainsi que la Banque de Chine a augmenté ses réserves en dollars de 100 milliards au troisième trimestre de l'année en cours. Tout indique que cette phase de soutien du billet vert, est en train de prendre fin. Si tel est le cas, nous devrions, donc, assister à un glissement plus ou moins contrôlé du billet vert et à une montée de l'euro et de l'or. Quoiqu'au niveau global de cette crise "made in USA", après le tsunami bancaire et financier que nous avons connu, nous devrions assister à une crise des assurances et des fonds de pension. Mais le méga-tsunami ne devrait se produire qu'avec la chute brutale du billet vert et des bonds du Trésor américain.
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mercredi 5 novembre 2008
Par Norman Palma,
mercredi 5 novembre 2008 à 19:04 :: Economie
Le dollar a touché son point le plus faible, le 15 juillet 2008. A ce moment là, l'euro valait 1,6038 dollars. A la fin octobre, l'euro s'échangeait à 1,2329 dollars. Il est actuellement à 1,30. Normalement le billet vert aurait dû continuer à se déprécier. Mais les grandes banques centrales - dont la BCE, la banque du Japon, en passant par la banque centrale chinoise et d'autres encore - ont décidé d'intervenir pour éviter l'effondrement du billet vert. La surappréciation du dollar qu'on connait depuis le 15 juillet est en train de provoquer la chute des pays de l'espace dollar, comme les pays de l'Amérique Latine. Le real brésilien a, par exemple, déjà perdu quelques 30% de sa valeur depuis 3 mois. Les banques centrales de ces pays vendent des dollars, pour éviter la chute de leur monnaie. Tout indique qu'en Amérique Latine, la thésaurisation de dollars est à nouveau à la mode. Le désastre islandais n'est, malheureusement, qu'un commencement.- Le problème actuel n'est pas celui de la refondation du système financier, mais bien celui de la restructuration de l'ordre monétaire international. C'est, selon sa réalité, le sens même d'un Nouveau Bretton Woods.
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samedi 1 novembre 2008
Par Norman Palma,
samedi 1 novembre 2008 à 17:43 :: Economie
Certains spécialistes pensent que les États-Unis sont au bord de la faillite, et que les nations européennes doivent organiser un plan Marshall pour éviter qu'ils s'effondrent. Or, si bien il est vrai que le système dollar s'approche de sa fin, il est hautement problématique de penser que cette chute ne concerne que les États-Unis. En réalité, les plus grandes victimes seront ces pays qui ont des montagnes des bons du Trésor américain. Il ne faut pas oublier, à ce propos, qu'en 1971 il y avait 30 milliards de dollars en réserve dans les pays excédentaires. Fin 2007, il y avait 6.000 milliards. Puis, fin du premier semestre 2008, il y avait un peu plus de 7.000 milliards de dollars. La chute du système du billet vert devrait faire que ces pays vont se trouver, en peu de temps, avec des quantités considérables de titres publics américains - et des actifs d'autres pays, comme résultat de cet effondrement -, dont la valeur réelle sera plus proche de 0 que de 100. Pour l'après dollar, il faut tenir présent à l'esprit que les États-Unis ont de loin la première réserve en or du monde (8.133,5 tonnes), tandis que la Grande Bretagne, par exemple, n'a que 310,3 tonnes. Notons, en passant, que depuis quelques jours les réserves or de l'Espagne sont passées de 281,6 tonnes, à 416,8 tonnes.
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jeudi 30 octobre 2008
Par Norman Palma,
jeudi 30 octobre 2008 à 19:50 :: Economie
D'après la presse, le 80% des Européens attribuent toute ou partie de la responsabilité de la crise financière, que nous connaissons, au système bancaire. Or, si on regarde les chiffres, on se rende compte que les banques ont était des victimes de ce tsunami financier. Bien évidement, le comportement délictueux de certains banquiers a plus à voir avec le droit pénal qu'avec l'économie. Mais, force est de constater que le cœur de cette crise, est la crise hypothécaire. Et surtout le fait que le grandes institutions para publiques américaines, Fannie et Freddie, ont été capables de titriser ces hypothèques et vendre ces obligations, non seulement aux États-Unis, mais aussi dans le reste du monde développé. Les statistiques nous montrent, en tout cas, que les plus grandes pertes concernent les banques américaines. Wachovia, par exemple, avait perdu le 16 octobre 2008, 96,7 milliards de dollars. La Citigroup, pour sa part, a perdu 63,2 milliards de dollars. La première banque européenne par l'importance des pertes, est UBS (suisse), avec 44,2 milliards de dollars, suivie de HSBC (anglaise), avec 27,4 milliards de dollars.- Il convient, donc, de savoir d'où est venu ce tsunami, car il y en a encore deux autres: d'un côté celui des fonds de pension et des assurances, et de l'autre côté, celui celui des bons du Trésor américain.
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mardi 28 octobre 2008
Par Norman Palma,
mardi 28 octobre 2008 à 20:26 :: Economie
Pour Joseph Stiglitz - prix Nobel d'économie 2001 - la crise financière actuelle devrait être moins grave que celle de 1929. Pour lui, nous disposons aujourd'hui d'outils en matière de politique fiscale et monétaire pour éviter une autre grande dépression. Mais, malheureusement, plus on avance dans le processus de la crise, plus elle semble imparable. Tout le malheur vient du fait que pour la plupart des spécialistes, nous avons affaire à une crise financière produite - comme on le disait à l'époque de la crise des années trente, aux États-Unis - par les "banksters" (bank + gansters) Or, si on regarde bien les évènements, on se rend compte que les institutions financières ont été des victimes dans cette crise hypothécaire. Puis, que cette crise fut le résultat de la crise du billet vert. Le taux directeur de la Fed est passé, comme nous l'avons déjà signalé ici, entre juin 2004 et juin 2006 de 1% à 5,25%. Le fait est que le système bancaire occidental a déjà déclaré un peu plus de 650 milliards de dollars de pertes. Normalement les assureurs et les fonds de pension devront déclarer au mois de janvier de pertes colossales. Pour le moment, la hausse du billet vert est en train de provoquer l'effondrement des pays émergents.
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lundi 27 octobre 2008
Par Norman Palma,
lundi 27 octobre 2008 à 17:39 :: Economie
L'ordre capitaliste est, selon son concept et sa réalité, un système de marché. Mais, tout système de marché n'est pas un système capitaliste. En effet, les systèmes pré capitalistes ne sont pas des structures où l'accumulation élargie ( la capitalisation) existait. Pour cette raison, Fernand Braudel faisait la différence entre marché et capital; entre système simplement marchand - formation bourgeoise classique et société gréco-romaine) - et système capitaliste. Se pose, dès lors, la question de savoir quelle est la différence entre l'une et l'autre. Pour nous, le passage de la thésaurisation à la capitalisation, ne passa pas par l'accumulation du profit, comme le croyait Marx, mais par la sécurité juridique (historiquement la loi de l'Habeas Corpus, du 27 mai 1679) et le développement du crédit. Il ne faut pas oublier que dans la société bourgeoise classique, par exemple, le crédit était interdit. De là que la monnaie + le crédit, vont provoquer nécessairement une élévation du niveau d'efficacité de la monnaie. Par conséquent, le développement de l'investissement et du capital fixe. A présent, la crise "made in USA" est en train de provoquer une crise du crédit et une perte considérable du niveau d'efficacité de la monnaie. Donc, une tendance au retour au pré capitalisme.
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dimanche 26 octobre 2008
Par Norman Palma,
dimanche 26 octobre 2008 à 17:08 :: Economie
Paul Samuelson - prix Nobel d'économie 1970 - nous dit que si bien il est vrai que les scientifiques continuent à discuter sur le fait de savoir si c'est Christophe Colomb qui a introduit la syphilis dans le Nouveau Monde, ou si c'est plutôt le contraire, il n'est pas moins vrai que la crise mondiale actuelle porte une marque: "Made in USA". (El Pais, Negocios, le 26-10-2008, p. 10) .
Il est de plus évident que la crise actuelle est le produit des subprimes, des hypothèques non solvables que les grandes entreprises parapubliques américaines, Fannie et Freddie, particulièrement, ont vendu non seulement aux États-Unis, mais aussi aux grandes banques d'investissements de par le monde. Cela dit, il s'agit de comprendre que si ces ventes ont été possibles au-delà des États-Unis, c'est parce que le billet vert est la monnaie internationale. Notons, à ce propos, que les hypothèques insolvables de l'Espagne, de l'Irlande ou de la Grande-Bretagne, ne participent pas à cette crise internationale. En d'autres termes, les hypothèques vérolées de ce pays, ne circulent pas au niveau international. Par conséquent, le système de l'accumulation élargie (monnaie + crédit) - du capitalisme, comme le dit Marx -,n'est pas malade de la finance, pour parler avec Jean-Luc Gréau, mais malade de l'ordre du privilège exorbitant, comme l'aurait dit de Gaulle.
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samedi 25 octobre 2008
Par Norman Palma,
samedi 25 octobre 2008 à 16:29 :: Economie
Certains disent que l'argent est la cause du mal dans le monde. Aristote nous rappelle que la monnaie est un produit de la convention. Qu'elle est la manifestation de la justice corrective - au même titre que le droit commercial et le droit pénal -, car elle nous permet de mesurer des biens très différents; donc, du travail de l'un par rapport au travail d'un autre. Il nous dit aussi que l'argent nous permet de dépasser le troc et d'élargir les échanges, tout en assurant l'égalité proportionnelle dans l'échange. De plus, il souligne le fait que la monnaie est un instrument de réserve. Pour ces différentes raisons, Aristote pense que la monnaie doit être stable, car elle est à la fois un instrument de mesure et un instrument de réserve. En tout cas, toujours selon lui, il n'y a pas de vie sociale sans échange, ni d'échange élargi sans commune mesure. Or, le problème que nous avons au niveau international,depuis fin 1971, est que la mesure commune (universelle) est un étalon national. De là, le privilège exorbitant des États-Unis. Par conséquent, la mesure universelle ne peut être qu'une valeur qui échappe à toute possibilité de production artificielle. Ce qui est le cas des métaux précieux. Car, c'est seulement ainsi que la mesure universelle peut être la manifestation des besoins que nous avons les uns des autres et qui sauvegarde la coexistence universelle. De plus, c'est seulement ainsi que l'offre et la demande - la manifestation de la loi des contraires, au niveau de l'économie - peut être le régulateur objectif au niveau international.
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mercredi 22 octobre 2008
Par Norman Palma,
mercredi 22 octobre 2008 à 21:13 :: Economie
John Connally, l'ancien secrétaire du Trésor sous la présidence de Nixon, a dit au monde: Le dollar est notre monnaie, et votre problème! Or, comme on peut le constater actuellement, le dollar est non seulement le problème des autres pays, mais aussi celui des États-Unis. La dépréciation que le billet vert a connue depuis le 20 août 2000 - passant de 1 euro à 0,8226 dollar, à 1,6038, le 15 juillet 2008 - est en train de connaitre le mouvement contraire. Nous constatons une forte appréciation du billet vert, depuis le 15 juillet. Ceci, à cause des interventions des grandes Banques centrales, comme la BCE, la Banque du Japon, en passant, entre autres, par la banque du Canada et celle de la Suisse. Cette appréciation rapide du billet vert - à 1,2850 présentement - est en train de provoquer la surappréciation de monnaies liées au dollar, comme les monnaies latino-américaines et le rouble, par exemple. Se pose, dès lors, la question de savoir si la fin du règne du billet vert n'implique pas la chute des autres grandes monnaies, comme l'euro, le yen, la livre et le franc suisse, avant l'effondrement du billet vert. Le scénario de la crise finale du dollar n'est pas encore écrit dans tous ses détails. Seulement le mouvement général peut être conçu rationnellement: la fin du règne du billet vert, implique nécessairement le retour à l'or comme étalon.
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dimanche 19 octobre 2008
Par Norman Palma,
dimanche 19 octobre 2008 à 16:31 :: Economie
On parle de plus en plus: il faut retourner à Bretton Woods, pour restructurer le système financier international. On parle ainsi de supprimer les "hedges funds" (les fonds spéculatifs) et les paradis fiscaux. Mais, on ne parle pas de sortir du règne du billet vert et de retourner à l'or comme étalon, soit sous la forme monométalliste, soit sous la forme bimétalliste. Car, il est clair qu'il faut interdire la concurrence déloyale qu'impliquent les paradis fiscaux, où siègent les fonds spéculatifs. Mais, il ne s'agit pas simplement de supprimer l'existence de ces prédateurs, mais aussi de créer les conditions de l'égalité des chances dans la concurrence internationale. Il s'agit, donc, de dépasser le règne du privilège exorbitant du billet vert et rétablir l'égalité proportionnelle dans l'échange, car il n'y a pas de libre échange sans échange équitable.- Le Nouveau Bretton Woods doit donc signifier: restructuration de l'ordre monétaire international. Donner naissance à un nouveau SMI.
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vendredi 17 octobre 2008
Par Norman Palma,
vendredi 17 octobre 2008 à 15:34 :: Economie
Certains économistes comme Robert Mundell (Prix Nobel d'économie, 1999) et Pierre Leconte (Les faux-monnayeurs, Editions Franços-Xavier de Guibert, Paris, 2008), pensent que pour revenir à l'étalon-or il suffit de garantir l'euro avec les réserves des Banques centrales des pays membres. Or, il convient de rappeler qu'au sein de l'espace euro, il y a des pays qui ont des réserves très importantes. Fin juin 2008, par exemple, l'Allemagne avait 3.417 tonnes, la France 2.562 tonnes et l'Italie 2.451 tonnes. Et il y en a d'autres qui en ont très peu comme l'Espagne, 281 tonnes, et la Grèce, 112 tonnes. Puis, il y a des pays, toujours dans cette zone, qui sont en surabondance monétaire, comme l'Allemagne, l'Espagne et l'Italie. Par exemple, en ce qui concerne les billets de 500 euros (1/3 du stock monétaire), fin octobre 2006, l'Allemagne contrôlait le 39%, l'Espagne le 26%, tandis que la France ne disposait que de 2,45%. Cette perspective serait, donc, désastreuse pour la France.- Il convient, dès lors, de comprendre que la monnaie est, selon son concept et sa réalité, non seulement un bien public, mais aussi de saisir que la monnaie est un fait social total, comme le disait Marcel Mauss. Par conséquent, s'il est vrai que le retour à l'étalon de change or est inéluctable, il n'est pas moins vrai qu'il va falloir négocier rationnellement ce passage.
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jeudi 16 octobre 2008
Par Philippe Crest,
jeudi 16 octobre 2008 à 21:12 :: Economie
Voici l'enregistrement de l'émission "Good Beurning" animé par Philippe, Julia et Miloud dont Norman Palma a été l'invité ce jeudi 16 octobre de 8h à 9h.
Le site de la radio
Les publicités ont été enlevées et la qualité réduite pour alléger la bande passante.
1° partie
2° partie
3° partie
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