jeudi 13 mars 2008
Par Norman Palma,
jeudi 13 mars 2008 à 15:27 :: Philosophie
Aristote nous dit que le singulier est ce qui est un numériquement, tandis que l'universel est ce qui s'affirme, en première instance, dans toute singularité. Ceci veut dire que, conceptuellement parlant, toute singularité (masculine ou féminine) est, de par sa dimension universelle (humaine), égale à toute autre singularité. Le principe logique qui est à la base de cette égalité, est exprimé par le principe de l'égalité numérique, selon lequel un vaut un et pas plus d'un. C'est précisément cette égalité en puissance que le projet politique tend à accomplir dans la communauté juridique, qui est en principe, toujours selon Aristote, une communauté d'égaux. Cela dit, le politique s'accomplit dans le cadre des nations. Mais, cette communauté particulière ne réalise par sa dimension générique (son universalité effective) que dans et par son accomplissement au sein de la communauté universelle des nations. Ainsi, les individus réalisent leur universalité première au sein de la communauté politique, mais ne peuvent accomplir leur dimension générique qu'à l'intérieur d'une communauté authentiquement cosmopolitique.- Les droits sont particuliers, tandis que les principes sont universels et ne peuvent se réaliser pleinement que dans l'universalité des rapports. A proprement parler, il n'y a pas de droit universel, car il n'y a pas de République universelle. Il y a plutôt des principes universels qui se réalisent à travers les droits particuliers, et accomplissent leur universalité au niveau générique, cosmopolitique: dans la communauté des nations.
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lundi 3 mars 2008
Par Norman Palma,
lundi 3 mars 2008 à 15:42 :: Philosophie
Puisque l'égalité des chances est une exigence de la raison théorique, il est important de comprendre que le libre échange ne peut s'accomplir que dans l'échange équitable. Ainsi, le marché libre et non faussé, est la condition même non seulement du libre échange, mais aussi de l'échange équitable. Mais cette égalité proportionnelle dans l'échange ne peut être viable sans mesure commune (sans monnaie universelle) et sans concurrence loyale. Le libre échange ne peut être, dès lors, que le produit de la convention juste, parce que rationnelle. Le libre échange implique, en effet, nécessairement, l'existence d'une mesure universelle - d'une monnaie se situant par dessus les particularités nationales - et de la négation efficace de la concurrence déloyale.- Les paradis fiscaux sont, en effet, la manifestation de l'économie de la prédation; ils sont des véritables sanctuaires de la criminalité financière. Le Liechtenstein est un modèle de paradis fiscal. Cette principauté - de 160 kilomètres carrés et de 25.000 habitants - gère par le biais de comptes numérotés, quelques 250 milliards de dollars. Des capitaux qui échappent la fiscalité et la justice des pays d'origine.
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jeudi 31 janvier 2008
Par Norman Palma,
jeudi 31 janvier 2008 à 16:19 :: Philosophie
A Davos, on s'est posé la question de savoir si l'ordre monétaire international - qui s'enfonce de plus en plus dans la crise - a besoin d'un organisme directeur qui puisse, concrètement, orienter les surplus des pays émergents (dit aussi du BRIC), vers les États-Unis, l'Angleterre, etc., etc. Il serait absurde qu'une telle chose puisse se produire. Car, les États-Unis, en l'occurrence, seraient doublement gagnants. Ça serait l'histoire du beurre et de l'argent du beurre, sans même l'intention d'aller au-delà. Le fait est que certains participants ont pensé au FMI pour jouer ce rôle, en oubliant, probablement, que les États-Unis contrôlent cette institution. En tout cas, nous constatons que la logique du réel, qui est à la base de ce processus qui se dévoile devant nos yeux, nous mène plutôt à la fin du règne du dollar et au retour de l'or comme étalon. Donc, d'un ordre monétaire qui n'a pas besoin d'un Shérif, car il est capable de s'auto-réguler lui-même. Ainsi, le besoin de gestion du monde devrait plutôt s'orienter, vers la lutte contre les injustices réciproques et vers la solidarité envers les peuples qui se trouvent dans le besoin. Donc, en vue de créer les conditions de la coexistence universelle dans la justice. Car la justice réside dans la bienveillance mutuelle et non pas dans la volonté d'écrasement et de destruction de la différence.
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mercredi 30 janvier 2008
Par Norman Palma,
mercredi 30 janvier 2008 à 13:10 :: Philosophie
Aristote nous a fait remarquer que la théorie économique - en grec: oikos-nomos - est un moment du droit, comme l'est aussi la théorie politique. Or, le droit - suivant l'idée de la ligne droite - est ce qui s'oppose à l'injuste, soit par excès, soit par défaut. Donc le droit est une manifestation de l'éthique qui veut que dans l'échange, le juste est l'égal et l'injuste ce qui se rapporte à l'inégal. La pratique économique qui s'éloigne des principes éthiques, qui sont son fondement, ne peut être qu'une pratique qui mène à sa propre perte. Les évènements de la Société Générale que nous connaissons actuellement, où on trouve un patron qui gagne 11 millions d'euros par an (salaire plus stocks-options) et un trader qui engage 50 milliards d'euros dans une spéculation (avec comme résultat une perte de presque 5 milliards d'euros), montre la démesure de cette pratique de l'économie, qui ne peut mener qu'à sa propre perte.- Tout montre clairement que la vie publique, l'ordre social, ne peut se passer des lumières de la raison. Donc, de ce qui est raisonnable parce que juste et juste parce que raisonnable.
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mardi 22 janvier 2008
Par Norman Palma,
mardi 22 janvier 2008 à 16:38 :: Philosophie
Il ne s'agit pas de faire peur par plaisir, ni de croire à des lendemains qui chantent. Certes, les hommes produisent leur histoire, quoi qu'ils ne reconnaissent pas toujours leur propre production. Très souvent c'est de la mauvaise foi et plus souvent de l'ignorance. Notre moment historique est le produit d'une vision du monde dont la platitude et la suffisance sont au niveau des résultats que nous constatons. Keynes, Sartre et Barre ne sont pas les seuls pères spirituels du grand désastre de notre temps. Malheureusement, ceux qui ont droit à la parole et la possibilité de s'exprimer, ne sont pas à la hauteur des enjeux. L'ironie de l'histoire veut que ce soit la main invisible du marché qui a pris la place de la raison. Car le processus du réel qui est devant nous, mène nécessairement au dépassement du privilège exorbitant et à la restructuration de l'ordre du monde. On aurait pu il y a quelques années renégocier les Accords de Bretton Woods. Depuis un bon moment, c'est trop tard. Le retour à l'or comme étalon, et au bimétallisme en général, est actuellement le chemin de la raison. En effet, il n'y a pas de marché viable sans égalité des chances. Donc, de libre échange sans échange équitable, ni, d'ailleurs, de solidarité sans loyauté.
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mercredi 2 janvier 2008
Par Norman Palma,
mercredi 2 janvier 2008 à 14:31 :: Philosophie
Marx pensait, à ce propos, que les philosophes ont jusqu'à présent pensé le monde et qu'il importe de le changer. Tocqueville, pour sa part, pensait que si le passé n'éclaire pas l'avenir, l'esprit marche dans les ténèbres. D'un côté, donc, seul compte l'action, tandis que de l'autre côté, c'est le passé qui seul peut illuminer le devenir. Pour nous, il n'est pas difficile de constater que l'ordre du monde que nous connaissons est dans le processus de sa propre perte. De là, la nécessité de changer l'ordre international. Il se pose, toute fois, la question de savoir: quel est le monde que nous voulons construire? Il est clair que seul la pensé peut nous permettre de trouver le chemin d'un devenir accomplissant. D'un devenir susceptible d'assurer et promouvoir la justice au niveau universel. Car s'il est vrai qu'il n'y a pas d'existence sans coexistence, il est vrai aussi qu'il n'y a pas de coexistence universelle, sans justice universelle. La pensée théorique est, dès lors, incontestablement, la puissance énergétique de l'humain.
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mardi 11 décembre 2007
Par Norman Palma,
mardi 11 décembre 2007 à 09:38 :: Philosophie
Il y a 60 ans et un jour exactement, l'Assemblé Générale des Nations Unies a voté la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme. Cette Déclaration est une sorte de reprise des deux Déclarations françaises - celle de 1789 et celle de 1793 - et tend à être perçue comme un produit occidental par beaucoup de pays. De plus, il est question de droits naturels. Or, ni le droit est un produit de la nature, ni la nature est une question de la juridicité. Il y a donc à la base une confusion de première importance. Car, il y a ici un imbroglio entre principes et droits. Les principes sont d'ordre universel, tandis que les droits sont particuliers, nationales. L'égalité en dignité est un principe universel, tandis que le droit est une manifestation particulière. On parle, à ce propos de droit français, de droit chinois et ainsi de suite. Par conséquent, du point de vue de la théorie du logos, nous sommes égaux en dignité et nous devons devenir - à travers le politique - égaux devant le droit (isonomia) et devant le pouvoir: isocratia.
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jeudi 25 octobre 2007
Par Norman Palma,
jeudi 25 octobre 2007 à 15:37 :: Philosophie
La philosophie de l'histoire fait la différence entre le devenir immédiat et le devenir qui est le but de ce processus. En ce qui concerne le devenir immédiat - donc, celui qui se rapport à demain et non pas celui qui est en relation avec l'après demain - Philip Roth avait raison de dire que dans ce processus l'imprévue devient inévitable. Car les pieds de ceux qui viennent nous chercher sont déjà devant la porte. En tout cas, il est toujours plus sage d'écouter les animaux qui s'agitent avant l'arrivée du tsunami. Car, il est de l'ordre de l'évidence: les hommes font leur histoire, mais ils ne reconnaissent pas l'histoire qu'ils font. Le fait est qu'il convient de comprendre que la chute brutale du dollar - car la messe est en train d'être dit -, va nous introduire dans une nouvelle nuit des temps historiques. Mais, l'ironie de cette histoire veut que le chemin du salut, pour l'humanité, passe nécessairement par la fin de l'ordre que nous connaissons et par la construction d'un nouvel ordre capable d'assurer le nivellement social et l'universalité des rapports entre tous les être humains.
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mardi 16 octobre 2007
Par Norman Palma,
mardi 16 octobre 2007 à 11:29 :: Philosophie
Pour Aristote l'accomplissement du social - la communauté d'égaux - passe nécessairement par la réalisation des possibilités contenues dans le droit, l'économie et le politique. Pour lui, l'économie (oikos-nomos) est un moment du droit, comme l'est la politique. Mais, il convient de comprendre que pour lui le droit (la conventionnalité) doit être une manifestation de l'éthique. Pour cette raison, le droit du plus fort est, éthiquement parlant, un droit disproportionné, contraire à l'idée de la justice. Dès lors, l'économie ne peut pas être la science de la prédation, mais le savoir où l'idée de la justice doit s'objectiver. Ainsi, puisque l'échange est consubstantiel à l'être social - nous ne pouvons pas faire l'économie de l'économie - il faut que tout ce qui se rapporte à la reproduction matérielle soit conditionnée par l'idée de l'égalité proportionnelle. Ce n'est pas le marché, ni l'accumulation élargie (le capitalisme) qui est en crise, mais fondamentalement l'ordre conventionnel - actuellement le règne du billet vert - à l'intérieur duquel les échanges se réalisent. Le chemin du salut est le chemin de la raison: de la raison objectivé dans les institutions.
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lundi 3 septembre 2007
Par Norman Palma,
lundi 3 septembre 2007 à 16:01 :: Philosophie
Chaque fois que nous analysons la réalité socio-économique, c'est pour comprendre où elle va, vers quoi elle tende. Mais, comme on peut le comprendre aisément, ce mouvement ne correspond pas au devoir-être du monde. En réalité, la dimension axiologique rentre non seulement dans la perception, mais aussi dans la perspective. Car, c'est en fonction des valeurs d'ordre universel que le réel - produit de la convention - doit être perçu et en vue de leur réalisation. Par conséquent, le monde social ne peut pas être perçu de la même manière que la nature, car nous avons à faire à deux réalités absolument différentes. Le scientisme et le positivisme, en sciences humaines, est une perversion de la raison axiologique.
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mercredi 18 juillet 2007
Par Norman Palma,
mercredi 18 juillet 2007 à 09:04 :: Philosophie

Lycophron, l'élève de Gorgias, pensait que la convention existe en vue de garantir les droits réciproques. Aristote, pour sa part, considérait que la conventionnalité est la manifestation de la pratique de la raison. C'est donc, pour lui, le moyen par lequel la raison théorique - l'esprit du Logos qui peut et doit gouverner le monde - se manifeste dans la pratique sociale. Pour eux, donc,la conventionnalité ne peut pas être source de mal social. Car la convention est un "gentelman's agreement". Or, on a peut être oublié que cette recherche d'équité - car la justice réside dans l'équité des accords (Aristote) - n'est pas malheureusement le but de toutes les parties. En effet, il y a ceux qui pensent toujours avec Klausewitz et Carl Schmitt que la paix est la continuité de la guerre, avec d'autres moyens. Pour cela même, la sagesse populaire nous dit que dans les accords il faut prendre garde que l'un n'ait pas l'épée et l'autre le fourreau. A ce propos, José-Maria Aznar, l'ancien Président du gouvernement espagnol, disait que négocier et tuer était la même recette...
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dimanche 10 juin 2007
Par Norman Palma,
dimanche 10 juin 2007 à 19:47 :: Philosophie
Depuis l'avènement de l'Etat de droit, la souveraineté appartient au peuple - et non pas au souverain -, comme nous le rappellent les cinq Constitutions françaises. Le peuple en question est la communauté nationale, laquelle communauté se manifeste au niveau du politique par la loi du plus grand nombre. Le politique est ainsi le processus d'ordonnancement social qui se manifeste au sein des nations, et dont la finalité éthique est la création d'une communauté d'égaux en vue de bien vivre (Aristote). La souveraineté monétaire accomplit la souveraineté politique, car elle est l'instrument optimal de sa réalisation matérielle. Par contre, au niveau universel, le politique s'accomplit dans le cosmopolitique.
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mercredi 6 juin 2007
Par Norman Palma,
mercredi 6 juin 2007 à 13:34 :: Philosophie
Du point de vue éthique, tout projet social doit se donner comme but la création d'une communauté d'égaux, en vue de bien vivre (Aristote). La communauté d'égaux est une communauté juridique, où le nivellement social est une dimension essentielle. Selon son concept et sa réalité, le nivellement social est l'œuvre de l'État démocratique, par le biais de la justice contributive - selon les capacités de chacun - et de la justice distributive. Pour ce qui est des dépenses publiques - des dépenses de fonctionnement et des dépenses sociales - elles doivent être faites, axiologiquement parlant, d'un côté, selon le principe de la capacité de chacun de contribuer au bienêtre général, et de l'autre côté, selon le critère des besoins. Donc, comme nous le fait comprendre Aristote: De chacun selon ses capacités, à chacun selon ses besoins.
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vendredi 4 mai 2007
Par Norman Palma,
vendredi 4 mai 2007 à 13:09 :: Philosophie
La nation est un produit de la volonté de destinée commune. C'est une construction historique que sécrète le sentiment d'appartenance à une collectivité donnée. La nation n'implique pas une dimension raciale, zoologique, aurait dit Renan. C'est au sein de la nation que se manifeste le politique et se réalise la souveraineté populaire. La souveraineté monétaire est le moyen par lequel une nation se réalise économiquement dans le concert des nations. La politique monétaire découle de la souveraineté monétaire. Sans souveraineté monétaire, la souveraineté politique est une puissance tronquée: une puissance impuissante. Chaque pays doit pouvoir disposer de cet instrument, avec lequel il oriente son activité économique.
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samedi 28 avril 2007
Par Norman Palma,
samedi 28 avril 2007 à 12:53 :: Philosophie
Les droits positifs sont part définition des droits particuliers, nationaux. Leur universalisation ne peut être que le résultat de la subsumtion par les particularités de l'universalité elle-même. Donc, de la prise en charge par le droit du fait que le genre est ce qui s'affirme, en première instance, dans toute singularité. Ainsi, la parfaite universalité du droit passe par la reconnaissance de l'égalité en dignité de tous les êtres humains. Ce processus s'objectif plainement dans la création d'une communauté des nations capable d'assurer et de promouvoir le droit et la justice entre les peuples. Car la communauté nationale s'accomplit dans la communauté universelle et tire d'elle sa substance générique.
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