samedi 31 mai 2008
Par Norman Palma,
samedi 31 mai 2008 à 17:20 :: Politique
La différence entre les libéraux et le conservateurs va surgir en Angleterre, lors de la discussion de la loi de l'Habeas Corpus (sur la sécurité juridique), le 27 mars 1769. Le libéralisme est ainsi, en principe, le mouvement qui se rapporte aux libertés individuelles et se donne comme but la création d'une communauté sociale nivelée, tandis que les conservateurs voulaient maintenir le privilèges de l'Ancien Régime. Selon la conceptualité de la Révolution Française, la liberté (les droits de le l'homme et du citoyen), mène à l'égalité grâce à la solidarité. Pour Marx, la communauté d'égaux passe nécessairement par la négation du capital et du marché. L'effondrement du marxisme va laisser apparaitre la conflit entre l'État providence et l'État dit libéral. De là, le concept de l'économie libérale. Laquelle économie se donne comme but le maintien de l'ordre du dollar et la négation de l'État providence. Le reaganisme et le thatcherisme sont la manifestation de cette doctrine. Donc, de cette pensée qui s'oppose à la justice contributive et à la justice distributive: au rôle nivèlateur de l'État.- Au niveau international le libre échange présuppose l'échange équitable: le marché libre et non-faussé par le concurrence déloyale. Car la libre concurrence ne peut pas être viable, et donc juste, sans l'égalité des chances. Ce qui est contraire, notons-le, à ce principe absurde:pile je gagne, face tu perds.- Rappelons que pour Sartre: "libéral est un mot ignoble".(Entretiens avec Jean-Paul Sartre, août-septembre 1974, Simone de Beauvoir, Gallimard, 1981, p. 476)
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lundi 15 octobre 2007
Par Norman Palma,
lundi 15 octobre 2007 à 11:09 :: Politique
Du point de vue sociologique, à la base de l'activité politique il y a la sensibilité sociale. Pour les réactionnaires, les inégalités sociales sont naturelles, tandis que pour les progressistes,elles, sont un scandale . Pour les premiers, le projet politique consiste dans le maintien des privilèges,tandis que pour les deuxièmes, ce projet consiste dans la création d'une communauté nivelée et harmonieuse. A l'époque de la Révolution anglaise, on faisait, à ce propos, la différence entre les niveleurs, dits aussi libéraux - partisans des libertés - et les conservateurs: les partisans de l'ordre hiérarchique traditionnel. Avec la Révolution française, il est question de gauche et de droite. Actuellement, malgré la terrible confusion au niveau des cadres référentiels, il y a bien des sensibilités qui sont pour le nivellement social et celles qui sont contre. De plus, les progressistes sont des anti-autoritaires, anti-totalitaires et internationalistes. Tandis que les nouveaux comme le vieux réacs, sont contraires à ces valeurs.
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dimanche 24 juin 2007
Par Norman Palma,
dimanche 24 juin 2007 à 15:58 :: Politique
La loi du plus grand nombre est le fondemant du politique. En effet, le processus du politique commence avec le renversement du principe de la souveraineté. Plus précisement, de ce mouvement qui va de la souveraineté du souverain, à la souveraineté du plus grand nombre. Mais il convient de tenir présent à l'esprit que la souveraineté de la mojorité implique nécessirement le principe de l'égalité numérique (Aristote). C'est-à-dire le fait qu'un vaut un et pas plus d'un. Le principe de l'égalité numérique s'accomplit au niveau cosmopolitique dans le principe de la double majorité. Donc, dans le fait que chaque Etat est en égalité numérique à tout autre Etat. La différence se situe au niveau du poids démographique. De sorte que l'égalité numérique soit respectée. Le principe de la double majorité est ainsi le fondement du fédéralisme comme du cosmopolitisme. La différence entre le fédéralisme et le cosmopolitisme réside dans le principe de le souverainéte nationale. Dans le maintien de la souverainéte nationale dans le cas du cosmopolitisme et de sa disparition dans le cas du fédéralisme.
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vendredi 15 juin 2007
Par Norman Palma,
vendredi 15 juin 2007 à 08:49 :: Politique
Le rejet du Traité constitutionel en 2005 par la France et l'Hollande, a fait que le Traité de Nice, qu'il devait remplacer est toujours d'actualité. Pour le Traité de Nice, l'Allemagne détient 29 voix, tandis que la Pologne et l'Espagne en ont 27 chacune. Cela fait , par conséquent, que la Pologne et l'Espagne - avec quelques 40 millions d'habitants chacune - ont donc une représentation largement supérieure à celle de l'Allemagne, avec 82 millions d'habitants. C'est-à-dire 54 voix, pour l'Espagne et la Pologne, et 29 voix pour l'Allemagne. Ce qui "viole" le principe de l'égalité numérique propre au politique: un vaut un et pas plus d'un. Le gouvernement polonais considère que la sureprésentation que la Pologne a, grâce au Traité de Nice, est un droit acquis.
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lundi 22 janvier 2007
Par Norman Palma,
lundi 22 janvier 2007 à 12:47 :: Politique
Chaque citoyen, nous dit Aristote, est une partie de l'État et le soin de chaque partie est nécessairement orienté vers le soin du tout. Et ce tout n'est pas uniquement, selon la logique de ce système de valeurs, la communauté particulière, mais aussi la communauté universelle. Car c'est en tant que partie de la communauté universelle que la communauté particulière s'accomplit. En d'autres termes, c'est par le biais de la communauté universelle que les communauté particulières accomplissent leur dimension générique. Mais la communauté universelle ne peut pas être viable sans l'équité des accords. De sorte à assurer et promouvoir, au sein de l'universalité des échanges, l'égalité proportionnelle dans l'échange et l'échange équitable. Mais il convient de comprendre qu'il n'y a pas de solidarité sans réciprocité, ni réciprocité sans loyauté.
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Par Norman Palma,
lundi 22 janvier 2007 à 10:13 :: Politique
Tout communauté sociale existe en vue de son accomplissement. Strictement parlant, la communauté sociale est l'ordre particulier où le processus du politique se manifeste. En d'autres termes, le processus du politique se concrétise au sein de ces réalités, dites nationales, où la communauté de destinée est une dimension manifeste. Et c'est en vue de son accomplissement que la communauté sociale tende non seulement à promouvoir les échanges et à lutter contre les injustices réciproques, mais aussi à assurer la solidarité. Car la communauté d'égaux est la fin du processus social et implique, en tant que tel, non seulement la justice juridique, mais aussi la justice politique et la justice économique.
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dimanche 21 janvier 2007
Par Norman Palma,
dimanche 21 janvier 2007 à 16:26 :: Politique
Le vrai but de l'éthique, nous dit Aristote, est la fin correctement posée. Par conséquent, puisque la fin éthique du politique est la communauté des citoyens, il en résute nécessairement que cette communauté ne peut qu'être que nivelée socialement et économiquement. La justice contributive - à chacun selon ses moyens - et la justice distributive - de chacun selon ses capacités, à chacun selon ses besoins - sont les instruments du nivèlement sociale. La fonction principale de ces moyens est celle d'assurer l'égalité des chances. Il s'agit de comprendre ici que le rôle de l'Etat ayant une dimension éthique, n'est pas celui de vendre de biens et/ou des services, et encore moins de garantir des privilèges, mais celui de produire et administrer le droit juste. Car c'est le droit juste qui assure l'existence de l'ordre juste.
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Par Norman Palma,
dimanche 21 janvier 2007 à 16:07 :: Politique
Selon la conceptualité aristotélicienne, l'ordre démocratique est celui où existe l'égalité numérique: où un vaut un et pas plus d'un. Ceci veut dire, par conséquent, que l'ordre démocratique est celui où l'égalité devant le pouvoir (l'"isocratia") est une réalité effective. Car la démocratie est ce système politique où les citoyens ont accès à tour de rôle au droit de gouverner et à celui d'être gouverné. Cela dit, selon la logique de ce processus, la démocratie est un moment de l'odre juste, de l'Etat de justice. En effet, c'est l'Etat de droit, conscient de sa finalité éthique, qui, par le biais de la justice contributive et de la justice distributive, crée les conditions de l'accomplissement de l'odre juste: de l'Etat de justice.
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Par Norman Palma,
dimanche 21 janvier 2007 à 13:07 :: Politique
Selon la conceptualité de la philosophie première, les êtres hummains ne sont pas égaux par nature, ils déviennent égaux grâce à la conventionnalité qui se donne comme but la création d'une communauté d'égaux, en vue de bien vivre. En effet, à la base du principe de l'égalité qui conditionne le processus du politique, il y a le simple fait que l'universel est ce qui s'affirme dans toute singularité. La dimension générique (l'humain) est la dimension première de toute singularité. Nous sommes en première instance des êtres humains. Et c'est, justement, cette égalité en puissance - l'égalité en dignité: l'isothimia -, qui par le biais du processus politique mène à l'égalité en acte: à la communauté juridique, à la communauté de citoyens.
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samedi 20 janvier 2007
Par Norman Palma,
samedi 20 janvier 2007 à 16:41 :: Politique
Selon la pensée aristotélicienne, l'ordre juste est celui qui assure aux citoyens la vie la plus digne. Cet ordre est, suivant la philosophie du Logos, le résultat de l'accomplissement du politique. Concrètement, de ce processus conventionnel qui va de l'égalité en dignité (l'"isothymia"), à l'égalité devant le pouvoir (l'"isocratia"), en passant par l'égalité devant le droit: l'"isonomia". Le processus politique est, dès lors, ce mouvement qui en partant de l'individualisme, sécrète le pluralisme et s'objective dans l'Etat de droit. En effet, c'est précisement l'Etat de droit qui met en marche ce processus du politique, en se donnant comme but la communauté des citoyens et l'Etat de justice.
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lundi 15 janvier 2007
Par Norman Palma,
lundi 15 janvier 2007 à 10:05 :: Politique
On tend à oublier que la puissance qui a conditioné l'invasion de l'Irak, n'est pas la promotion de la démocratie au Moyen orient, comme on tend à le dire actuellement, mais bien plutôt l'esprit de la ceinture biblique américaine et dont le Président actuel des Etats-Unis en est une manifestation très pure. C'est toujours au nom des valeurs que nous agissons et en vue de les accomplir. Quelles sont donc ces valeurs? Pour les néo-conservateurs américains, la déstinée manifeste des Etats-Unis est de créer les conditions de la parousie: du deuxième retour di Christ sur la terre. Or, la parousie présuppose, selon cette forme de conscience, la reconnaissance de la donation biblique et, plus précisément de la Grande donation: du fleuve de l'Egypte au fleuve de l'Euphrate (Genèse 15, 18). Pour cette raison le chef de file des intéllectuels néo-conservateurs, William Kristol, a pu dire: Notre route passe par Bagdad. Le slogan du principal conseiller de Bush, Karl Rove, est à ce niveau la particulièrement significatif: "God, guns and guys": Dieu, armes et hommes.
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samedi 30 décembre 2006
Par Norman Palma,
samedi 30 décembre 2006 à 15:47 :: Politique
Théoriquement parlant, l'individualisme est la monifestation juridique du principe éthique de l'égalité en dignité (isothymia) des êtres humains. Mais, l'individualisme sécrète nécessirement le pluralisme, et le pluralisme l'Etat de droit. C'est avec l'Etat de droit que le processus du politique se met en marche. Cependant, l'Etat de droit n'est pas uniquement la manifestation du constitutionnalisme. En effet, l'Etat de droit implique nécessirement la suprématie du droit et de la loi du plus grand nombre. Puis, dans son processus d'accomplissement, l'Etat de droit doit d'un côté, faire en sorte que la chose publique ne soit pas la propriété de la minorité dominante, et de l'autre côte, mettre en marche le processus d'égalité devant le droit (isonomia) et l'égalité devant le pouvoir: isocratia. C'est précisément avec la réalisation de l'égalité devant le pouvoir que l'Etat de droit devient Etat démocratique. Ainsi, l'Etat démocratique est un ordre où tous les citoyens son sujets du pouvoir. La non-existence d'une classe nomenklaturiste - de seigneurs de la chose publique - est la condition même de l'Etat démocratique. Plus concrètement de cet ordre qui, par le biais du nivèlement social, s'accomplit dans l'Etat de justice.
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