Le Blog de Norman Palma

Publications : Économie | Philosophie

vendredi 25 janvier 2013

A propos de l'utopie.

Le devoir-être du monde est une nécessité sociale. Toute société a besoin d'une perspective. De savoir qu'elle peut dépasser l'injustice existante.

L'utopie du XIXème a provoqué la disgrâce du XXème. Et ceci à cause du fait que ce projet implique la négation de droit de l'économie, du droit et de la politique: de ce que Hegel appelait la moralité objective.

Le Marechal von Ludendorff a très bien compris cette dimension négative du marxisme. En 1917, il laissa traverser Lénine et ses amis, en accord avec le Kaiser, le territoire de l'Allemagne, non seulement parce qu'il savait  que les bolcheviques allaient produire le chaos en Russie et qu'il pouvait arriver à une paix séparée avec eux, mais aussi, comme il l'a dit, parce qu'il s'agissait de mener ce pays vers la nuit des temps historiques.

Rappelons que pour Aristote, le but éthique du politique est la création d'une communauté d'égaux, en vue de bien vivre. Mais, cette finalité ne peut pas être atteint, pour lui, sans l'accomplissement des possibilités contenues dans le droit, l'économie et la politique.    

samedi 13 octobre 2012

La finalité de la communauté internationale.

Aristote pensait que la communauté sociale existe en vue de promouvoir les échanges et de lutter contre les injustices réciproques. Kant parle, pour sa part, de la nécessité de construire une communauté universelle en vue d'assurer et de garantir la paix éternelle. Rappelons, à ce propos, que la Société des Nations ne fut pas efficace, à cause de la non participation des États-Unis qui étaient déjà, en 1919, la première puissance économique du monde.

Avec les Nations Unis, nous assistons à la formation d'un ordre qui consacre le pouvoir de la puissance dominante. Donc, de cette puissance qui détient depuis 1933 le privilège exorbitant d'émettre la monnaie internationale et de pouvoir, par là même, conditionner l'économie, le droit et la politique internationale.

Axiologiquement parlant, la fin éthique du monde est la création d'une communauté universelle capable de se manifester dans l'universalité des rapports.

lundi 1 octobre 2012

A propos de la comprehension de la crise actuelle.

C'est l'histoire qui nous permet de comprendre le processus de la crise. Pour nous, aussi bien la crise de l'étalon-dollar que la crise de la monnaie unique.

Par contre, c'est la philosophie qui nous indique le sens du devenir. Marx considérait que le sens de ce processus est la création d'une communauté universelle non-marchande. Aristote, pour sa part, pense que le devenir est le produit de la convention, de la pratique de la raison. Puis, il considère que l'éthique est à la base de la moralité qui s'objective dans les institutions. Donc, du développement du droit, de l'économie et de la politique. 

Nous percevons clairement la totalité de ce processus à travers la monnaie, car la monnaie est du droit objectivé. Marcel Mauss parlait de phénomène social total. Et dans cette structure, le particulier a besoin de l'universel, et l'universel est la valeur de change objectivé: l'étalon-or.

Comme nous avons essayé de l'expliquer, à maintes reprises, les monnaies nationales doivent servir pour les échanges internes et l'or papier pour les échanges au niveau international. Les monnaie nationales doivent ainsi être en parité stable et ajustable par rapport à l'or.

Seule une vision conceptuelle du monde peut permettre la création d'un ordre mondial raisonnable.

jeudi 30 août 2012

A propos de la logique de l'être social.

Selon la logique de l'être social, il n'y a pas de société sans État, ni État sans budget, ni budget sans politique monétaire. Pour cette raison, on dit aussi que la souveraineté monétaire est le complément de la souveraineté politique.

Les problèmes de rareté monétaire que connaissent les pays déficitaires de la zone euro - comme de la zone F-CFA -, sont la conséquence de l'absence de souveraineté monétaire.

lundi 6 août 2012

L'Europe et le désenchantement du monde.

Max Weber considérait que le désenchantement du monde ne pouvait être que le résultat du progrès de la raison, de la détrancsendantalisation de la pensée. Actuellement, nous constatons en Europe Occidentale un désenchantement du monde qui n'est pas le résultat de la dissolution du religieux, mais plutôt la conséquence d'un phénomène non prévu par Weber et que Hegel avait signalé, lorsqu'il a dit: l'histoire du monde est le procès du monde. Par conséquent, que l'histoire globale ne pouvait que conduire au procès des histoires nationales.

Le fait est qu'à l'époque actuelle, nous constatons d'un côté, l'effacement des histoires officielles et l'assomption de l'histoire européenne, et de l'autre côté, la crise de la zone euro. A une crise culturelle s'ajoute une crise monétaire. En ce qui concerne le problème du dépassement de ce qui est convenu d'appeler les romans nationaux, nous constatons que l'histoire est devenue une longue liste de crimes historiques: les Croisades, l'Inquisition, La Conquête et la destruction de Indes occidentales, le Commerce triangulaire, les Guerres de religion, le Colonialisme, les deux Guerres Mondiales, La Shoah et les Guerres coloniales.

Pour ce qui est de la perspective fédéraliste - qui est le fondement de l'union monétaire -, tout laisse penser qu'elle tend à se convertir en néocolonialisme. De là, la nécessité de dépasser l'ordre monétaire que nous connaissons, de sorte à ce que chaque pays puisse maitriser ses propres circonstances, tout en ayant une monnaie commune universelle: l'étalon-or.

vendredi 27 juillet 2012

Aristote et l'esclavage.

Certains théoriciens considèrent qu'Aristote est le philosophe de l'esclavage. Juan Inés de Sepulveda (1490-1573) - un des premiers traducteurs de La Politique, historiographe officiel de Charles Quint et percepteur du Prince Philippe d'Espagne -, considérait, en revendiquant Aristote, qu'il y avait des peuples qui étaient esclaves par nature.

Lors de La Controverse de Valladolid (1550-1551), il soutient contre Bartolomé de Las Casas que les indiens étaient des sous-hommes et des esclaves par nature. Curieusement, cette interprétation d'Aristote dure encore.

Certes, dans La Politique, il est dit qu'il y a des hommes qui sont "des esclaves par nature". (I,5). Ceci, comme on peut dire qu'il y a des êtres humains qui sont bêtes par nature. En tout cas, à aucun moment Aristote a dit que tel ou tel peuple était composé d'esclaves par nature. Ce qui est la position de Sepulveda et de tous ceux qui ont suivi sa lecture d'Aristote.

En tout cas, pour lui "l'homme est par nature un animal politique" (I,2). De sorte, que, selon lui, tous les êtres humains sont capables de réaliser la justice politique, pour laquelle "la justice réside dans l'égalité numérique". (VI,2).

lundi 18 juin 2012

Colonialisme et néocolonialisme.

Au sens strict du terme, le colonialisme implique l'occupation du territoire d'un autre peuple - ou d'autres peuples -, en vue soit de l'exploitation économique, soit de la conquête de l'espace vital.

Le néocolonialisme est l'exploitation indirecte, soit par le biais du marché - théorie tiers-mondiste des années 1970 -, soit par le biais de la suprématie monétaire. On parle aussi de néocolonialisme lorsqu'il est question de tutelle économique. Actuellement au Portugal on parle, à ce propos, d'"entroikisation".

vendredi 15 juin 2012

Droit et monnaie.

Les latins disaient que là où il y a du droit, il y a un ordre social. Et là où il y a un ordre social, il y a du droit: Ubi jus, ubi societas...Les grecs pensaient de leur côté que là où il y a du droit (nomos), il y a de la monnaie: nomisma. Ce qui veut dire que tout État doit produire son droit et, donc, sa monnaie.

Mais, de la même manière que le droit doit être conditionné par l'idée de la justice, de la même manière les monnaie nationales doivent être déterminées par la monnaie universelle: l'étalon-or. Car le particulier doit être conditionné par son universel. C'est à la base une problématique conceptuelle. 

samedi 19 mai 2012

A propos de la logique du social.

Les latins disaient que là où il y a des sociétés, il y a du droit. "Ubi jus, ubi sociétas. Or, dans la tradition conceptuelle grecque on savait que là où il y a des sociétés, il y a du droit, mais il fallait ajouter aussi que là où il y a du droit (nomos), il y a de la monnaie: nomisma.

Actuellement nous disons que la souveraineté monétaire est un complément de la souveraineté politique. Donc, tout État à besoin de la politique monétaire pour réaliser sa propre finalité: la garantie du bien-être de sa communauté sociale.

lundi 9 avril 2012

A propos de l'universalisme en politique.

L'universalisme politique a comme point de départ l'universalisme générique. Donc, le principe logique selon lequel tout singularité - homme ou femme - est en première instance la manifestation de son universalité: tout homme est un être humain. Ceci mène depuis les commencements de la philosophie politique grecque à l'idée de l'isothymia: à l'idée de la dignité de tous les êtres humains. Ce qui doit conduire, par le biais du processus politique, à l'égalité devant le droit (isonomia) et à l'égalité devant le pouvoir: l'isocratia: la formation d'une communauté de citoyens.

Ceci dit, non seulement les singularité participent également à l'universalité de l'humain, mais aussi les parties du genre: les nations, les sujets de la communauté des nations. Ce qui doit permettre la création d'une communauté internationale capable de se manifester dans l'universalité des rapports.

vendredi 16 mars 2012

A propos de la philosophie politique.

Le principe d'égalité est la valeur suprême de la philosophie politique grecque. Le principe d'égalité, qui est le fondement de cette réflexion, réside dans le fait que l'être humain est un être humain, de la même façon que tout cleps est un clébard. Homo homini homo, disaient les latins: l'homme est un homme pour l'homme.

Cette égalité fondamentale donne naissance au principe de l'égalité en dignité: isothymia. Le projet politique se donne comme but la réalisation de cette égalité en puissance, à travers l'égalité juridique (isonomia) et l'égalité devant le pouvoir: isocratia.

Ainsi le projet politique se donne comme but la création d'une communauté de citoyens. D'une communauté d'égaux en vue de bien vivre, comme le disait Aristote. Par conséquent, le principe d'égalité doit s'inscrire dans les droits particuliers, pour donner naissance au processus d'accomplissement politique.

Mais, le politique s'accomplit dans la dimension cosmopolitique: dans la communauté des nations. Et le but fondamental de cette communauté, est l'égalité des chances dans la concurrence  internationale et la création d'une communauté cosmopolitique capable de se manifester dans l'universalité des rapports.

jeudi 12 janvier 2012

A propos de la pensée.

Platon l'avait signalé: le Logos est la raison qui réfléchit à partir des valeurs d'ordre universel. Pour sa part, Aristote nous dit que l'universel (le genre) est ce qui se manifeste en première instance dans toute singularité. De sorte que la pensée essentielle, est celle qui réfléchit à partir de la substance éthique de l'humain. De là, l'importance de la dimension cosmopolite.

lundi 9 janvier 2012

A propos de l'idée de l'absolu.

Si bien il est vrai que l'Absolu est un, on ne peut pas dire qu'une singularité donnée est un absolu. Car une telle assomption est contraire au principe de la raison suffisante. En effet, une partie ne peut pas être plus grande que le tout. De là, la nécessité de penser l'idée de l'Absolu éthique et de ne pas la confondre avec l'idée de l'Absolu physique. Et, de ce point de vue, on peut dire que la pensée d'une personne peut être la manifestation de l'absolu éthique. Mais, il s'agit alors de le démontrer. 

dimanche 20 novembre 2011

Pour sortir de la crise.

Einstein disait qu'on ne peut pas résoudre des problèmes posés, avec la même forme de pensée qui les a créé. Car, de la même manière que le marxisme n'a pas permis de  dépasser les problèmes créés par cette vision de l'histoire, de la même manière il est problématique de croire que des anciens responsables de la monnaie unique  - comme Papademos et Monti - puissent trouver le chemin de sortie de cette crise. La sociologie du savoir nous explique, à ce propos, que le problème n'est pas d'apprendre, mais d'oublier ce qu'on a appris. 

jeudi 29 septembre 2011

A propos du sens de l'Histoire.

Marx pensait que le communisme - un monde non marchand - était le sens de l'Histoire. Francis Fukuyama pensait pour sa part que la démocratie libérale est la finalité de l'Histoire. D'autres pensent, suivant Carl Schmitt, que le fédéralisme est le sens même de l'Histoire. Nous pensons, suivant Aristote, que le but du politique est la communauté d'égaux, et que la politique s'accomplit dans le cosmopolitisme: la communauté universelle des nations.

mardi 20 septembre 2011

Du chaos et de l'ordre.

Il est clair que, historiquement parlant, l'ordre naît du chaos. Les anciens égyptiens pensaient que le cosmos lui-même était le produit de ce processus. Anaxagore de Calzomène pensait, pour sa part, que c'est l'Intelligence, le Noûs, qui est l'instance dominante dans ce processus. Car le Noûs est, en lui même, sa propre puissance. Pour notre moment historique, il est clair que seul la raison peut nous permettre de sortir du chaos das lequel nous nous enfonçons. Et ce processus passe nécessairement par le dépassement de l'ordre monétaire que nous connaissons actuellement.

dimanche 14 août 2011

A propos du rapport entre le particulier et l'universel.

Il n'y a pas de particulier sans universel, comme il n'y a de parties sans le tout. Dans le monde de l'humain, le règne des particularités sans universalité est le royaume de l'arbitraire, voire de la loi du plus fort. Dans le domaine de la règle, les droits - des systèmes juridiques - sans l'idée de la justice, c'est l'empire de l'injustice. Dans le domaine de l'économie le règne des monnaies (nationales) sans mesure universelle, sans l'étalon-or, ne peut être que le règne d'une monnaie dominante et des guerres monétaires. C'est, précisément, ce que nous constatons actuellement.

lundi 13 juin 2011

A propos du mot crise.

Les sinologues nous expliquent qu'en chinois il y a deux termes pour expliquer le mot crise: l'un signifie chaos, l'autre veut dire opportunité. Sun Tzu, l'auteur de l'Art de la Guerre, nous explique, pour sa part, qu'il faut anticiper et s'adapter aux circonstances, plutôt que les combattre. Mais, pour anticiper il faut comprendre le processus du réel: les causes de son effectivité (de sa facticité) et la logique même de son devenir.

lundi 9 mai 2011

Le tout et ses parties.

Tout être humain quel qu'il soit, est capable de comprendre que le tout est plus grande qu'une de ses parties, et, par conséquent, qu'une partie ne peut pas être plus grande que le tout. C'est ce rapport entre le tout et ces parties qui nous mène à dire en langage philosophique que l'universel détermine le particulier, de la même manière que les genres conditionnent les espèces. Toujours, suivant cette logique, nous disons que la communauté internationale est composée de nations. Puis, nous constations que les nations sont des produits historiques et que l'État est du droit objectivé. Mais que le droit ne s'objective pas uniquement dans les institutions, mais aussi dans la monnaie. Pour cette raison, la souveraineté monétaire est un complément de la souveraineté politique. Ceci dit, un État ne peut pas détruire sa propre population ou une partie de sa population. Le crime contre l'humanité est une limite de la souveraineté. C'est justement ce que la communauté internationale exprime actuellement très clairement. La souveraineté publique a une dimension éthique: la sécurité juridique et matérielle de ses membres.

vendredi 29 avril 2011

A propos de la justice sociale.

Selon son concept et sa réalité, la justice sociale passe par le développement de la justice contributive et de la justice distributive. La justice contributive consiste à prélever selon la capacité de chacun à constituer et à consolider le budget public. Notons que cette idée fut reprise par l'article 13 de la Déclaration des Droits de l'Homme. En ce qui concerne la justice distributive, elle est composée de deux parties: le dépenses de fonctionnement et les dépenses sociales. Ethiquement parlant, les nominations doivent être faites selon la capacité de chacun à contribuer au bien être social et non pas selon le critère de la méritocratie comme on tend à le penser. Par contre, les dépenses sociales doivent être faites selon le critère des besoins. Il s'agit, par conséquent, d'accorder ses subventions à ceux qui ont besoin et non pas à ceux qui n'ont pas besoin. Ainsi, la justice contributive et la justice distributive ont comme finalité le nivèlement social

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