De l'accumulation simple et de l'accumulation élargie.
Par Norman Palma le mercredi 6 février 2008, 19:03 - Economie - Lien permanent
L'histoire de l'économie compte deux moments essentiels: le système de l'accumulation simple - où l'accumulation de richesses se fait sous la forme de la thésaurisation - et le système de l'accumulation élargie, que Marx a appelé capitalisme. Le système de l'accumulation élargie implique l'épargne, le crédit et l'investissement. La crise monétaire que nous connaissons est en train de paralyser le crédit et risque de provoquer, par la préférence pour la liquidité, l'évanouissement de l'épargne et la contraction brutale de l'investissement: une récession catastrophique. La défiance généralisée que nous constatons actuellement, est le résultat de la crise du règne du billet vert. Or, théoriquement et pratiquement le problème n'est pas celui de l'existence de l'épargne, ni celui du crédit (qui n'est pas usurier) et encore moins celui de l'investissement, mais plutôt celui du fait qu'une monnaie nationale soit devenue la monnaie internationale; donnant ainsi à ce pays le droit d'acheter les biens du monde avec du simple papier. C'est la correction de cette injustice fondamentale qui est à l'œuvre, par la main invisible du marché, et non pas le dépassement de l'économie (monétarisée), car il n'y a pas de vie internationale sans échange, ni échange équitable sans égalité de chances, et, donc, sans mesure commune. Et la mesure commune idéale est l'or secondé par l'argent métal.