A l'époque classique, sous le règne de l'or comme étalon, le niveau du stock d'or monétaire, dépendait en première instance, de la valeur des exportations et, en deuxième instance, de l'excédent commercial. A l'époque de la souveraineté monétaire - le règne du FF pour la France - l'abondance ou la rareté monétaire, dépendait du rythme d'émission monétaire. Le déficit budgétaire et la politique dit keynésienne, rendait, alors, la rareté monétaire, pour ainsi dire, impossible. Sous le règne de la monnaie unique (européenne), où la souveraineté monétaire n'existe pas, l'abondance de liquidité peut résulter soit de l'excédent extérieur - cas de l'Allemagne -, soit des subventions européennes, cas de l'Espagne notamment. Par contre, la rareté monétaire est ici le résultat, soit de l'importance de la contribution net au budget de la Communauté (cas de la France), soit à cause du déficit extérieur, cas de la France aussi. Notons qu'en 2007 le déficit commercial de la France fut de 39,2 milliards d'euros. En tout cas, au niveau de la coupure la plus importante du stock monétaire, tout ceci fait qu'à la mi 2007 il y avait quelques 160 millions de billets de 500 euros en circulation en Allemagne, 113 millions en Espagne et moins de 10 millions en France.