A propos de la politique de la Réserve Fédérale.
Par Norman Palma le vendredi 15 février 2008, 19:08 - Economie - Lien permanent
La crise des subprimes - qui secoue sauvagement le monde financier depuis le 9 août - a conduit la Réserve Fédérale à baisser son taux directeur, pour éviter l'aggravation de la crise financière. C'est ainsi que son taux directeur est passé, entre la mi-août 2007 et la fin janvier 2008, de 5,25% à 3%. Mais cette politique, comme l'a compris dernièrement son directeur Ben Bernakee, n'arrive pas à débloquer le marché interbancaire, la pratique du crédit que les banques se font entre-elles. C'est la raison pour laquelle certains disent que la Fed a soufflé dans un pneu crevé. A présent, tous les espoirs d'un redressement, sont mis dans la politique de relance budgétaire. l'État devrait distribuer quelques 160 milliards de dollars, pour relancer la consommation et le marché de l'immobilier. Mais, cette politique ne fera qu'augmenter le déficit extérieur et accroitre la masse de dollars circulant dans le monde. Donc, accentuer la fragilité du billet vert. Par conséquent la chute brutale du d'USDollar est à nouveau mis à l'ordre du jour. La fuite hors des actifs américains, va ainsi devenir la nouvelle consigne dans les marchés financiers et monétaires.
Commentaires
Monsieur Palma,
vous n'êtes pas le seul à tirer le sonnettes d'alarme depuis pas mal de temps ou des économistes éminent comme Jean Luc Gréau , Maurice Allais ou des intellectuelles comme Emmanuel Todd dont le livre "Aprés l'empire, essaie sur la décomposition du sytème américain datant de 2002) a décrit avec une grande intelligence l'inévitable fisco dans lequel les USA se retrouve, il y a aussi des groupes d'analyses qui avaient senti le vent venir. Je veut parler notamment du laboratoire d'anticipation européen (leap2020) qui avait eut le courage d'annoncer la fin imminente du système issus de Bretton-Woods en 2006 en se basant sur l'effondrement de l'immobilier qui entraine la fin de la pyramide de dette sur laquelle s'est fondé la croissance US depuis 1971.
Leur dernier texte est particulièrement pessimiste plus encore qu'a l'accoutume et j'aimerais savoir ce que vous en pensez :
leap2020.eu/GEAB-N-22-est...
Par contre, Nicolas Baverez minimise la portée de la crise financière avec un article sur Le Monde du 9 janvier 2008 "Nous ne sommes pas en 1929" : "trois facteurs de résistance majeurs excluent en effet une déflation ou un krach planétaires. D'abord la mondialisation continue à produire ses effets positifs en termes d'ouverture, d'innovation, de sortie de la pauvreté et d'enrichissement des populations des pays émergents. Ensuite, la crise frappe de plein fouet le secteur financier mais non les groupes industriels qui conservent des structures financières saines et une rentabilité elevée. Enfin, contrairement aux années 1920 ou 1990 on ne constate aucune bulle ou surévaluation des marchés d'actions. De nombreux moyens restent disponibles pour prévenir les risques d'effondrement du crédit ou de récession."
J'aimerais bien savoir ce que tu en penses, Norman ?
Amitiés, Alessio