Les latins disaient que là où il y a du droit il y a de la société, et que là où il y a de la société il y a du droit: Ubi jus...Donc, selon son concept et sa réalité, la société produit du droit et le droit s'objective dans un ordre institutionnel: un État. Par la suite, il y a le fait que l'État produit la monnaie. Cela dit, l'expérience historique nous montre que le papier monnaie peut être garanti soit par la métamonnaie (l'or) - ce qui est au-dessus des monnaies nationales - soit par sa propre normativité. Mais, l'essentiel et que les échanges au niveau international puissent être réalisés avec la monnaie universelle. Ce qui évite l'anarchie monétaire, ou le simple fait qu'une nation puisse se trouver avec des réserves (en monnaie papier) qui ne valent plus rien. Ainsi, l'étalon-or permet d'avoir un régulateur englobant et d'éviter, par là même, l'existence du privilège exorbitant. Par conséquent, l'existence d'une nation ayant le droit d'émettre la monnaie internationale et de pouvoir conditionner le droit, l'économie et la politique internationale. En tout cas, quelques soient les circonstances, un État doit disposer de sa souveraineté monétaire. La crise monétaire Grecque, nous montre que l'absence de souveraineté monétaire est un redoutable piège: la trappe monétaire. La malheureuse expérience du F-CFA nous avait déjà montré la dangerosité du système de la monnaie unique.