Nous l'avons déjà souligné, la fin de l'étalon-dollar implique, nécessairement, le retour à l'étalon-or. C'est-à-dire à l'étalon universel sur le marché international. Alors, tous les échanges sur le marché international seront réglés avec de l'or. Par contre, les marchés nationaux pourront fonctionner, soit à partir d'une monnaie garantie par l'argent métal ou l'or, soit par une monnaie papier garantie par l'État. Ceci veut dire que l'idée même de monnaie régional, comme le F-CFA ou l'euro disparaîtront de l'idée même du possible, à cause de l'échec même de ces expériences. En tout cas, les monnaies papier devront garder un lien avec la monnaie universelle. Ce qui devrait permettre l'égalité des chances dans la concurrence internationale. Au sein de cet ordre, les pays excédentaires devront fonctionner en libre échange - comme à l'époque libérale classique -, tandis que les pays déficitaires devront pratiquer le protectionnisme; de sorte à échapper au surendettement et à la banqueroute. Par ailleurs, il convient de rappeler que la monnaie est un bien public et que tout État, de par sa fonction sociale, doit protéger ces citoyens du surendettement et de l'usure. De là, la nécessité de faire la différence entre d'un côté, les banques de dépôts (garanties par l'État), et de l'autre côté, les banques d'affaires, non garanties par l'État, devant rester dans le domaine privé.