Tout indique que la rémunération des obligations publiques grecques, tende à augmenter d'une manière considérable. Rappelons que dans le marché obligataire le taux de rémunération est en rapport inverse à la valeur réelle de ces actifs. En ce moment, par exemple, le taux de rémunération des obligations grecques, à 10 ans, tende à dépasser le 9%. Ce qui veut dire que la valeur réelle de ces titres, sur le marché secondaire, est très en-dessous de sa valeur réelle. Un monté rapide du taux de rémunération de ces titres, ne peut que provoquer une panique sur ce marché. Ce qui veut dire que ceux qui détiennent ces titres, seront obligés de s'en dessaisir très rapidement. Donc, une crise des titres publics de la Grèce, ne peut que conduire à un enchainement de ce mouvement. Actuellement on constate que les titres de la dette publique portugaise et irlandaise, sont en train de s'affaiblir. Cela dit, cette crise obligataire dans la zone euro, devrait conduire à la contraction de la demande, à cause des plans d'austérité qui s'imposent de plus en plus dans ces pays. De sorte que cette contraction de la demande, plus la crise du crédit qui encore une réalité, au sein d'un ordre monétaire où la plupart des pays non pas le droit d'émettre de la monnaie, devrait provoquer un processus déflationniste. Nous devrons, donc, assister à la continuation de la dépréciation de l'euro au niveau international et de la déflation au niveau interne. Aux États-Unis, par contre, nous constatons le phénomène contraire: l'appréciation du dollar au niveau international et l'inflation au niveau interne.