Tous les spécialistes sont d'accord pour reconnaître que la dette grecque est particulièrement importante. Que les promesses de prêts de la CE et du FMI ne feront qu'augmenter l'endettement global. Lequel endettement est de l'ordre de quelques 300 milliards d'euros, donc de 400 milliards de dollars pour un pays de 10 millions d'habitants. L'absence de possibilité d'expansion quantitative (d'émission monétaire) et de dévaluation obligera ce pays, tôt ou tard - ainsi que les autres pays du PIGS - à la cessation de payements. Donc, au retour de la monnaie nationale. Ce qui rendra ce pays à nouveau concurrentiel. Ceci, à condition de choisir un taux de dévaluation de la monnaie nationale, du même niveau que cela fut le cas pour l'Argentine et dernièrement pour l'Islande: de l'ordre de 75%. En tout cas, un programme radical d'austérité est inévitable. Aussi bien l'UE que le FMI le demandent. Ainsi, la sortie de l'euro s'impose à ce pays comme une nécessité. Car, pour une nation, il vaut mieux réaliser un programme d'assainissement et de restructuration sociaux dans l'autonomie que sous la tutelle d'une autre puissance. Dans ces conditions, la transformation sociale impliquerait non seulement la réduction des dépenses publiques, mais aussi l'institutionnalisation de la mobilité verticale: la défonctionnarisation de l'espace du pouvoir. Ceci, tout en protègeant les parties les plus faibles de la société. Car, la protection sociale est une fonction primordiale d'un État responsable.