Hier encore, on parlé de miracle, à propos des pays du PIGS. A présent, les critiques pleuvent de partout et certains proposent même d'organiser une Saint Martin, en expulsant, au fur et à mesure de leur quasi faillite, ces pays de la zone euro. Mais, rien n'est plus absurde que de chercher des boucs émissaires. Dans cette histoire, les contributeurs comme les bénéficiaires - des fonds européens - partagent la même faute: avoir cru que l'union monétaire mène à l'union politique. A présent, on semble commencer à saisir que les nations sont des produits historiques. En tout cas, devant la nécessité nécessiteuse qu'impose cette crise globale, la sagesse veut que la disparition de la dette souveraine soit le but principal. Mais, pour atteindre ce but, il faudrait que l'euro puisse se dissoudre. Ce qui ne peut être que le résultat de l'effet domino de la cessation des payements des pays les plus endettés. La restructuration des nations passe ainsi par le dépassement du règne du papier monnaie au niveau international, et le retour à l'étalon-or. Dans ce processus il faut surtout éviter de garantir l'euro avec les réserves or des membres de cette zone. Donc, d'éviter de transformer la dette souveraine en dette éternelle.