Les PIGS sont-ils coupables du désastre?
Par Norman Palma le samedi 1 mai 2010, 11:24 - Economie - Lien permanent
Hier encore, on parlé de miracle, à propos des pays du PIGS. A présent, les critiques pleuvent de partout et certains proposent même d'organiser une Saint Martin, en expulsant, au fur et à mesure de leur quasi faillite, ces pays de la zone euro. Mais, rien n'est plus absurde que de chercher des boucs émissaires. Dans cette histoire, les contributeurs comme les bénéficiaires - des fonds européens - partagent la même faute: avoir cru que l'union monétaire mène à l'union politique. A présent, on semble commencer à saisir que les nations sont des produits historiques. En tout cas, devant la nécessité nécessiteuse qu'impose cette crise globale, la sagesse veut que la disparition de la dette souveraine soit le but principal. Mais, pour atteindre ce but, il faudrait que l'euro puisse se dissoudre. Ce qui ne peut être que le résultat de l'effet domino de la cessation des payements des pays les plus endettés. La restructuration des nations passe ainsi par le dépassement du règne du papier monnaie au niveau international, et le retour à l'étalon-or. Dans ce processus il faut surtout éviter de garantir l'euro avec les réserves or des membres de cette zone. Donc, d'éviter de transformer la dette souveraine en dette éternelle.
Commentaires
En ce qui concerne la couverture or de l'euro, c'est avant tout une décision politique ! en ce qui concerne la dette souveraine, les dévaluations, c'est fait pour quoi ? A ce titre se plonger dans la réforme du franc de 1928 faite sous POINCARE par RUEFF : la solution est là et nulle part ailleurs ... A suivre et cordialement
Mais M. PALMA, nous ne sommes plus en 1928, même si l'expérience Poincaré doit être notre base , nous sommes dans un MONDE MULTIPOLAIRE de grands ensembles, un peu comme au XIXème siècle avec les "puissances", mais à une echelle différente ! on ne peut plus raisonner comme si l'Europe était le monde à elle toute seule et c'est malheureusement ce que la plupart des universitaires quelqu'ils soient, n'ont pas encore COMPRIS ... Ne prenez pas cela pour une critique mais je pense qu'il y a un "effort" à faire de coté là ; cordialement
absolument d'accord avec votre post 4 : ce n'est pas à vous que je m'en prenais mais au monde universitaire et aussi des grandes écoles qui, trop souvent, transforment leurs "certitudes" en dogmes et comme ils ont de l'influence, cela provoque des dégats, ex école de chicago ; cordialement
Selon les medias italiens, il est toujours plus probable la formation d'un euro à deux vitesses. Est-ce une hypothèse concrète ?
Amitiés Alessio